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Samsung Gear S

Samsung Gear S

Mis à jour le : 14/04/2022

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Avis du testeur

Que Choisir regrette

  • Autonomie trop limitée de la batterie
  • Encombrement de la montre
  • Confort moyen
  • Mise en service

Samsung, leader sur le marché des smartphones, veut aussi se montrer actif dans le domaine des objets connectés. Avec la Gear S, le géant coréen compte rivaliser avec l’Apple Watch d’Apple. Pour cela, sa montre connectée dispose d’un écran super Amoled incurvé de 2 pouces (5,1 cm) de résolution 480 × 360 pixels. Disponible en noir ou en blanc, elle dispose de plusieurs bracelets différents.
La Gear S possède une connexion 3G et Wi-Fi lui permettant de se connecter à Internet sans passer par le smartphone, qui doit obligatoirement appartenir à la famille Galaxy. Elle permet de téléphoner, recevoir et envoyer des SMS en les dictant, écouter de la musique, et peut faire office de navigateur GPS. Elle possède un cardio-fréquencemètre, un podomètre ou encore un accéléromètre dont les données sont suivies avec l’application S-Health. Elle fonctionne avec le système d’exploitation Tizen, possède un processeur Snapdragon 400 cadencé à 1 GHz, 512 Mo de mémoire RAM et 4 Go de mémoire interne, et pèse 66 g.

La montre connectée Gear S n’est compatible qu’avec les smartphones Samsung Galaxy. Lors de la mise en service, une dizaine d’applications pesant 132 Mo doivent être installées sur le smartphone. Le reste de l’installation ne pose pas de problème.

Si ce n’est pas la montre la plus lourde du test, c’est la plus encombrante. Avec son écran de 2 pouces, elle ne passe pas inaperçue. Le confort s’en ressent, notamment pour les femmes.

La Gear S est également la seule à posséder un clavier virtuel et un navigateur web. Il faut bien évidemment zoomer et faire sans cesse défiler une page Internet, mais le zoom est pratique à utiliser.

Des photos et de la musique peuvent être stockées dans la mémoire interne. Un haut-parleur permet d’écouter de la musique, mais le rendu est moyen sans stéréo.

La navigation dans les menus fonctionne bien. Faire glisser le doigt vers le haut ferme une application, le mouvement inverse fait apparaître le menu principal à base d’icônes. La présentation se rapproche de celle des smartphones : l’utilisateur ne sera pas perdu.

L’écran s’allume en tournant le poignet, mais contrairement à l’Apple Watch, ce n’est pas instantané, la montre manquant de réactivité.

Une quinzaine de fonds d’écran sont disponibles et d’autres peuvent être téléchargés sur le Store. Tous les fonds d’écran sont à présentation numérique, aucun n’a d’aiguilles. La personnalisation de ces fonds d’écran est également limitée.

Une fonction réveil est bien entendu présente. Elle avertit par vibration ou par son et il est possible de programmer un réveil quotidien ou toutes les semaines.

La fonction téléphone est pratique à utiliser, comme sur un smartphone. Couvrir l’écran de la main lors de la réception d’un appel permet de couper le son. Passer un appel est commode également grâce au clavier virtuel ou via un accès au répertoire. Mais une fois l’appel établi, la qualité de la communication est moyenne, avec des distorsions de la voix et du bruit de fond en émission. En réception, la qualité audio est un peu décevante avec un son compressé et des distorsions.

La qualité de l’écran est bonne. Même si les pixels sont visibles par manque de résolution, la lisibilité est correcte. Sous une forte lumière, elle est juste suffisante pour un bon confort de lecture. Du fait qu’il est incurvé, l’écran se montre réflectif et la lisibilité par le côté diminue. En revanche, il est assez résistant aux rayures.

Les fonctions santé de la Gear S sont très bonnes. La présence d’un podomètre, d’un GPS intégré et du cardio-fréquencemètre permet d’obtenir de nombreuses données.

Avec l’application S-Health, il est facile de sélectionner le sport ou l’activité pratiquée. Le compte rendu est visible sur cette même application. Des applications tierces comme Nike+ peuvent aussi être utilisées.

Le cardio-fréquencemètre est assez précis, même s’il a parfois du mal à trouver le rythme cardiaque. Le podomètre est lui aussi très juste avec moins de 2 % d’écart avec l’appareil de référence. La distance totale calculée sur un parcours de 7,4 km est très fidèle : moins de 100 m d’écart. Attention toutefois lors d’une activité avec le GPS activé et l’écran allumé, car l’autonomie de la batterie passe sous les 4 heures. Cela peut être insuffisant, par exemple, pour une longue sortie à vélo.

Sans GPS, l’autonomie mesurée sur un cycle d’utilisation prédéfini n’atteint que 12 heures. Le temps de charge est de presque 2 h 30 et une courte charge de 15 minutes n’offre que 1 heure d’utilisation. La batterie est donc médiocre.

La Gear S reste bien connecté au smartphone lorsqu’il est à proximité sans les coupures de connexion constatées sur d’autres modèles. Le téléchargement d’applications se fait via l’application Gear sur le smartphone ou directement sur la montre.

Globalement, la Samsung Gear S est une bonne montre. La navigation dans les menus est commode et les applications santé fonctionnent très bien. Mais l’autonomie de la batterie est trop limitée et sa taille peut rebuter certaines personnes.

Vincent Erpelding

Vincent Erpelding

Rédacteur technique