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Sony Smartwatch 3

Sony Smartwatch 3

Mis à jour le : 14/04/2022

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Avis du testeur

Que Choisir regrette

  • Confort moyen
  • Bracelet en silicone salissant
  • Qualité de l’écran
  • Pas de micro ni de haut-parleur
  • Pas de cardio-fréquencemètre

Avec la Smartwatch 3, Sony en est déjà à sa troisième génération de montre connectée. Face au géant Apple qui vient de lancer son tout premier modèle avec la Watch, l’expérience acquise va-t-elle suffire ? La Smartwatch 3 est clairement tournée vers le sport avec un design sobre, des bracelets en silicone et la présence d’un récepteur GPS embarqué. La montre fonctionne avec le système d’exploitation Android Wear, une première pour Sony, et possède un processeur Qualcomm Snapdragon 400 cadencé à 1,2 GHz avec 512 Mo de mémoire vive et 4 Go de stockage interne. Elle est compatible avec les smartphones Android à partir de la version 4.3 intégrant le Bluetooth 4.0. Elle dispose d’un écran LDC de 1,6 pouce (4,1 cm) de résolution 320 × 320 pixels et pèse 74 g. La montre n’embarque pas de cardio-fréquencemètre mais dispose d’un podomètre et d’un système de reconnaissance vocale.

La Smartwatch 3 de Sony a quelques qualités, mais aussi certains défauts rédhibitoires.

Le design n’est pas son point fort. L’écran est monté sur un boîtier métallique entouré d’un bracelet en plastique. Les bracelets en silicone, sensibles à la poussière et à la transpiration et sales après quelques jours d’utilisation, ne sont pas du plus bel effet.

L’écran n’est pas au niveau de ceux des meilleures montres. La structure des pixels est visible et même si la luminosité est suffisante pour un usage sous forte luminosité, la lisibilité n’est que moyenne.

La mise en service de la Smartwatch 3 est en outre fastidieuse. Il faut installer Android Wear sur le smartphone puis lancer le jumelage du smartphone avec la montre via le Wi-Fi. La synchronisation prend de longues minutes.

Un grand nombre d’écrans d’accueil sont disponibles et personnalisables pour la couleur. Dommage, la qualité moyenne de l’écran pénalise l’affichage. Le réveil se déclenche par vibration et peut être réglé avec différentes récurrences.

Il est possible de décrocher à partir de la montre lors de la réception d’un appel, mais comme elle ne possède ni micro, ni haut-parleurs, il faut nécessairement utiliser le smartphone pour téléphoner. Il n’est pas non plus possible de lancer un appel depuis la montre.

La réception d’un SMS entraîne une notification sur l’écran de la montre, qui vibre également. Le dernier message s’affiche tout en bas, obligeant à faire défiler tous les messages précédents lors d’une longue conversation. L’utilisateur peut répondre aux SMS avec des messages prédéfinis ou grâce au système de reconnaissance vocal. Une fois la notification de réception d’un message supprimée, il est impossible de le lire.

Les notifications ne sont pas bien notées sur la montre, essentiellement car peu d’applications sont disponibles (pas de Facebook ou Twitter). Une vibration seulement annonce l’arrivée d’une notification.

La Smartwatch 3 se veut une montre sportive, mais n’intègre pas de cardio-fréquencemètre. Il faut donc se contenter du podomètre et du récepteur GPS. Ce dernier fonctionne avec des applications qui doivent être téléchargées et n’est pas compatible avec Google Fit. Toutes les applications testées n’utilisent pas correctement les données du GPS.

Avec Google Fit, le calcul du nombre de pas n’est que moyen, avec des erreurs de 4 à 8 % sur un parcours de 500 mètres (580 pas avec l’appareil de référence et 625 avec la montre). Pour la distance parcourue, la précision est meilleure, avec moins de 3 % d’erreur sur un parcours de 7,4 km. Enfin, l’utilisation du GPS est énergivore. Lorsqu’il est en marche, l’autonomie de la montre ne dépasse pas les 3 heures d’utilisation. À utiliser donc avec parcimonie.

Il est possible de contrôler le lecteur de musique depuis la montre, mais la réactivité n’est pas au rendez-vous. Télécharger de la musique dans la mémoire de la montre pour pouvoir l’écouter sans avoir besoin du smartphone n’est pas pratique. N’ayant pas de haut-parleur, il faut nécessairement utiliser un casque audio, et le transfert de musique se fait avec Google Play Musique qui, au passage, réclame un numéro de carte de crédit.

Le contrôle de l’appareil photo du smartphone par la montre n’est pas recommandable. Il faut télécharger une application (pas d’appli par défaut). Avec l’application Wear Camera, il est possible d’afficher sur l’écran de la montre la visée de l’appareil photo frontal ou arrière, mais l’application se montre très instable et se ferme toute seule régulièrement.

La connexion entre la montre et le smartphone manque de stabilité et saute de temps en temps. L’utilisation quotidienne est toutefois correcte. L’écran tactile est assez réactif et l’unique bouton sur le côté droit sert à allumer l’appareil. L’installation d’applications ne pose pas de problème en passant par Google Wear.

Le confort d’utilisation au poignet n’est pas apprécié par le panel de testeurs. La montre chauffe jusqu’à 38 °C et le réglage au poignet manque de finesse car les trous sont trop espacés.

L’écran n’est guère résistant aux rayures, il faut donc faire attention à ne pas l’abîmer.

Le rechargement de la batterie se fait via un port micro-USB situé à l’arrière du boîtier. Le temps de charge est de 1 h 33 et permet d’utiliser la montre pendant plus de 16 h 30 (GPS désactivé). Une courte charge de 15 minutes permet d’utiliser la montre pendant 5 h 30.

Vincent Erpelding

Vincent Erpelding

Rédacteur technique