CONSEILS

Recourir à l’IA, un réflexe utile pour la santé ?

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par Anne-Laure Lebrun

ChatGPT, Claude, Gemini… les agents d’intelligence artificielle (IA) ont emmagasiné plus de connaissances que n’importe quel médecin. Pour autant, leurs réponses sont souvent biaisées. Quel degré de confiance peut-on leur accorder ?

Un symptôme qui inquiète le dimanche soir à 22 heures, un bilan sanguin difficile à comprendre, des idées noires… pour près d’un Français sur deux, interroger l’intelligence artificielle (IA) conversationnelle, comme ChatGPT, Perplexity, Claude ou Gemini, sur des problématiques de santé est devenu un réflexe, à en croire une enquête menée par Doctolib et la Fondation Jean-Jaurès au printemps 2026.

Depuis cet été, ce recours est même involontaire puisque le moteur de recherche Google propose des résumés générés par intelligence artificielle (appelés « AI overviews ») regroupant les informations clés de plusieurs sites web. Si les moins de 25 ans sont les plus prompts à l’utiliser, environ 20 % des plus de 65 ans et 10 % des plus de 75 ans confient avoir déjà « parlé » avec un agent de conversation virtuel (chatbot) au sujet de leur santé.

Disponibilité immédiate

Il faut dire que ces chatbots offrent un avantage indéniable. Disponibles immédiatement, ils répondent clairement à toutes nos questions, sans jamais se fatiguer ou s’irriter. Cependant, ces assistants virtuels sont surtout programmés pour nous apporter une réponse qui a l’air vraie. Ils sont alors capables d’inventer une information

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