Assurance emprunteur Le sur-mesure des assurances emprunteurs individuelles

Assurance emprunteur

Le sur-mesure des assurances emprunteurs individuelles

Publié le : 17/05/2019 

C’est le grand argument des compagnies individuelles pour expliquer leurs tarifs moins lourds que ceux des contrats groupe. En plus de pratiquer des marges moins importantes que les compagnies filiales des banques, les compagnies individuelles font du sur-mesure dans l’objectif de vous faire payer le risque exact que vous représentez et donc de proposer aux souscripteurs les moins risqués les tarifs les moins chers possibles.

 

De multiples éléments sont pris en compte pour établir un tarif personnalisé

Comme les assurances des banques, les assurances individuelles tiennent compte (pour fixer le tarif) du montant du crédit, de sa durée, de votre âge et de votre état de santé, mais pas seulement. Elles déterminent le tarif de votre prime d’assurance après une étude complète de votre environnement personnel. Le tarif de base est au plancher et il grimpe, le cas échéant, en fonction de votre cas personnel :

  • votre situation sociale : les cadres travaillant dans un bureau sont estimés « moins risqués » que les ouvriers. Ils paient donc moins cher leur assurance ;
  • votre profession : si vous êtes policier, militaire ou toute autre profession à risque, vous subirez peut-être une surprime ;
  • votre lieu de travail : si vous vous déplacez régulièrement dans des pays « à risque », l’assureur en tiendra compte pour établir le tarif ;
  • vos habitudes sportives : les sports aériens, nautiques ou l’alpinisme, par exemple, entraînent une exclusion (l’assurance ne remboursera pas les mensualités de crédit si un accident survient pendant la pratique de ce sport) ou une surprime. Le plus souvent, le choix vous incombe. Si vous ne voulez pas la surprime, vous pouvez demander à ce que l’assurance ne couvre pas un décès ou un accident survenu pendant la pratique de ce sport. Risqué, évidemment, mais cela peut être votre choix ;
  • vos habitudes de vie : fumeur ? non fumeur ? Cela change considérablement le tarif, les non-fumeurs bénéficiant de tarifs plus attractifs. Ce n’est pas le cas dans de nombreux contrats groupe qui mutualisent le risque en ne différenciant pas les fumeurs des non-fumeurs.

 

Ce process sur-mesure permet aux emprunteurs les moins risqués d’avoir accès à des tarifs ultra-concurrentiels

Pour le même crédit, un cadre non fumeur de 35 ans évoluant dans un bureau en France, sans activité sportive à risque, aura droit à un contrat beaucoup moins cher qu’un militaire du même âge travaillant dans des pays potentiellement dangereux, fumant et pratiquant un sport à risque.

Plus vous êtes jeune, en bonne santé et sans profession ou activité à risque particulier, plus le tarif sera bas. Certains contrats démarrent à moins de 0,10 % !

Exemples de coûts en fonction de critères sociaux différents

Prêt pour une résidence principale de 150 000 € sur 15 ans à 1,2 %.
Garanties souscrites : DC/PTIA + ITT/IPT.

  Couple de cadres, 30 ans, non fumeurs Couple de cadres, 30 ans, non fumeurs Couple d’ouvriers, 30 ans, non fumeurs

Quotité

Chaque assuré est engagé à hauteur de 50 % du montant du prêt.

Chaque assuré est engagé à hauteur de 100 % du montant du prêt.

Chaque assuré est engagé à hauteur de 50 % du montant du prêt.

Tarif

919,74 € pour chacun sur toute la durée du prêt, TAEA (taux annuel effectif d’assurance) de 0,08 %, soit un coût total pour les deux assurés de 1 839,48 €.

1 469,15 € chacun, TAEA de 0,13 %, coût total pour les deux assurés : 2 938,30 €*.

2 559,16 € chacun, TAEA : 0,22 %, soit un coût total de 5 118,32 € sur toute la durée du prêt.

* La construction actuarielle du tarif implique que le calcul du coût du risque n’est pas strictement proportionnel au montant emprunté. Dans l’exemple, le tarif pour la quotité 100/100 est moins important (en proportion) que le tarif 50/50.

Données fournies par Alptis.

« Il faut trouver le bon équilibre entre mutualiser (qui est le rôle de l’assurance) et permettre à ceux qui présentent un risque moindre de ne pas payer “plein pot” pour les autres, indique Patrick Burtin, directeur Innovation et Parcours client chez Alptis. Cette logique est appréciée par nos clients. D’autant plus que le tarif des contrats est désormais “irrévocable”. En clair : le tarif est fixé une fois pour toutes au moment de la souscription du contrat et n’évolue plus ensuite. Si vous ne faisiez pas de sport à risque au moment de la souscription du crédit, mais que vous en démarrez un plus tard, vous serez automatiquement couvert. Si vous vous mettez à fumer après la signature du contrat, vous continuerez à avoir un tarif non fumeur pendant toute la durée du prêt. »

Attention ! Cela n’a pas toujours été le cas et il existe encore sur le marché, d’après les professionnels, quelques contrats exigeant que la compagnie soit prévenue lorsque votre situation évolue, avec à la clé une possible réévaluation du tarif. Soyez vigilant et fuyez ces contrats.

Nouveauté, la possibilité de baisse de la prime d’assurance : « Dans nos contrats, les prix ne peuvent pas monter, mais ils peuvent baisser, indique Jean Orgonasi, cofondateur de Digital Insure. Par exemple, si un client arrête de fumer, on peut renégocier le tarif à la baisse. De même, si un salarié passe du statut non cadre au statut cadre, le tarif baisse car, statistiquement, les cadres présentent moins de risques d’arrêt de travail ou même de décès. Dans certains secteurs, la différence de risque est du simple au quadruple. »

Françoise Paoletti