ENQUÊTE

Coupe du monde de footballParis sportifs, qui rafle la mise ?

Boris Cassel

par Boris Cassel

Les opérateurs de paris sportifs nous inondent de publicités à l’approche du Mondial de foot. Mais leurs spots léchés masquent une réalité peu fair-play : ce business repose sur les pertes répétées d’une minorité de joueurs devenus dépendants.

Au coup de feu donné par l’arbitre en transe, des dizaines de canons propulsent de jeunes astronautes vers la Lune. Sur fond de rap, les compétiteurs s’affrontent dans une course aérienne effrénée. Sans un regard pour les perdants qui se fracassent au sol. La « morale » de cette histoire prend Pierre de Coubertin à contre-pied : « Le plus important, c’est de gagner. »

Ce spot publicitaire à grand spectacle, signé Winamax, tourne en boucle sur nos écrans aux côtés des robots footballeurs d’Unibet (« Laissez-vous gagner par le sport ! ») ou des défis absurdes de Betclic (« Quand on est joueur, on joue »). Il est difficile d’échapper au véritable matraquage publicitaire des opérateurs en ligne de paris sportifs. Voilà des semaines qu’ils déclinent leurs campagnes sur tous les supports : télévision, smartphone, abribus, métro… et nous n’en sommes qu’à l’échauffement !

En 2026, ces acteurs ont prévu de consacrer près de 785 millions d’euros à leurs dépenses marketing, dont 319 millions d’euros en publicité, et de dédier le reste à la distribution de gratifications financières (bonus, premier pari remboursé, etc.). « Ces budgets marketing sont en hausse de 25 % par

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