par Elsa Abdoun, Domitille Vey
par Elsa Abdoun, Domitille Vey
Cet été, l’Autorité européenne de sécurité des aliments réitérait son alerte de 2018 sur l’exposition alimentaire aux dioxines et aux PCB. Entre-temps, presque rien n’a été fait pour réduire le risque.
Aux doses auxquelles nous y sommes exposés, en Europe, les contaminants alimentaires de type dioxines ou PCB pourraient entraîner une baisse de la production de spermatozoïdes chez la population masculine. Ce risque – avec celui d’une fragilisation de l’émail dentaire – a été officiellement reconnu par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans un rapport publié en juin dernier.
Les experts ont fait le calcul, et leur conclusion s’avère sans appel : en moyenne, toutes les classes d’âge ingèrent des doses excessives de ces substances nocives, notamment à travers leur consommation de poisson, de viande et de produits laitiers contaminés. Les enfants français, en particulier, ingurgitent près de trois fois la quantité jugée « tolérable » par les spécialistes.
Dioxines et PCB (polychlorobiphényles) sont des polluants chimiques (issus d’incinérateurs, de peintures…) qui s’accumulent dans les graisses animales, surtout celles des espèces marines. Les poissons gras (saumon, thon, sardine, hareng, maquereau…) en constituent une source majeure.
Ce constat, aussi inquiétant qu’il soit, n’est pas vraiment une surprise. En 2018, l’Efsa en avait dressé un quasi
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Elsa Abdoun
Domitille Vey
Rédactrice technique
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