La banque anticipe

Publié le : 22/05/2014 

Pour financer un projet d’acquisition immobilière en Espagne d’un montant de 90 000 €, un habitant du Loir-et-Cher contacte sa banque, le Crédit mutuel. C’est un bon client, titulaire de plusieurs produits d’épargne (livret, PEL). Le conseiller de la banque l’assure que sa demande de crédit immobilier sera acceptée sans problème. L’acquéreur devant verser 10 % du montant de l’investissement, soit 9 000 €, avant une date butoir, le conseiller lui propose un crédit personnel, afin de lui éviter de toucher à son épargne. Le crédit personnel accordé, l’employé de la banque débloque les fonds et vire les 9 000 € en Espagne sans l’avis, ni la signature du client. Quelques jours plus tard, le crédit immobilier est refusé. Impossible de récupérer les 9 000 €. Le client saisit l’UFC-Que Choisir du Loir-et-Cher de son problème. Dans un premier courrier à la banque, l’association locale souligne la faute de l’employé. Sans réponse, un rendez-vous est pris avec la directrice de l’agence. Lorsqu’il demande un double du virement bancaire, le client se heurte à un refus. Et pour cause, il n’a rien signé. La directrice déclare vouloir transmettre le dossier à son service juridique. Un mois après, elle contacte le consommateur pour lui proposer un marché : 50/50 de responsabilité. Conseillé par l’UFC-Que Choisir 41, ce dernier exige la restitution des 9 000 €. Quelques semaines plus tard, la banque accepte de lui restituer la totalité de la somme.