Applis GPS pour smartphones

L’appareil change la donne

Publié le : 05/11/2012 

À Que Choisir, lorsque nous testons les applications GPS pour smartphones, nous les chargeons sur les meilleurs appareils du marché. Les résultats sont-ils transposables sur des modèles plus anciens et moins performants ? Nous avons mené l’expérience.

 

Début 2012, Que Choisir testait les applications GPS sur l’un des meilleurs smartphones du moment, le Samsung Galaxy S2. Mais que valent ces mêmes applications sur des modèles moins performants ? Nous avons reproduit notre test avec le Samsung Galaxy mini 2, un appareil plus ancien qui fonctionne, lui aussi, sous Android. Pour notre essai, nous avons retenu deux applications : Google navigation (gratuite) et Mobile navigator (payante). Voici le détail de nos résultats.

Affichage. Si la présentation est identique sur les deux smartphones, les boutons sont plus petits et parfois étirés sur le Galaxy mini 2. Logique au demeurant, puisque le ratio hauteur/largeur de l’écran n’est pas le même que celui du Galaxy S2 (8,3 cm contre 11 cm). Une situation qui est assez gênante avec l’application Google navigation. Rien à dire en revanche côté réactivité de l’écran : elle est de même niveau sur les deux appareils.

Entrée d’adresse. Malgré son processeur moins puissant, rentrer une adresse sur le Galaxy mini 2 se fait aussi rapidement que sur le Galaxy S2. Dès lors, que ce soit sur Google navigation ou sous Mobile navigator, le smartphone utilisé n’a que peu d’impact sur le résultat.

Guidage vocal. Là encore, pas de différence entre les deux appareils. Les informations vocales sont fiables sur l’un comme sur l’autre. En revanche, la qualité sonore est moindre sur le Galaxy mini 2. Sur Mobile navigator, la baisse du niveau sonore est même désastreuse et les voix deviennent vite déplaisantes.

Guidage visuel. Avec le Galaxy mini 2, le contraste est bien plus faible qu’avec le Galaxy S2. Si cela n’est pas trop pénalisant lorsqu’on utilise Mobile navigator, ça l’est davantage avec Google navigation (les couleurs ne sont pas toujours faciles à discerner). En outre, dans un environnement lumineux, les informations fournies par ces deux applications sont impossibles à lire sur le Galaxy mini 2 ! Sur le Galaxy S2, c’est « seulement » difficile !

Mode 3D. Déjà petits sur le Galaxy S2, les éléments de l’application Google navigation le sont encore davantage sur le mini 2 : les noms de rue sont illisibles. Il arrive même qu’ils ne puissent pas s’afficher. Sur Mobile navigator, l’espace consacré au ciel est trop important. Autant de place perdue qui pénalise la clarté des informations affichées.

Sensibilité, calcul d’itinéraire. Les temps nécessaires pour la géolocalisation sont systématiquement plus longs sur le Galaxy mini 2 (avec Mobile navigator, il faut 13 secondes contre 7 sur le Galaxy S2). C’est encore plus marqué pour les temps de calcul de l’itinéraire (trois à quatre fois plus long) et lorsqu’il faut recalculer l’itinéraire programmé (60 % plus importante pour Mobile navigator et 100 % pour Google navigation !). Ces durées restent néanmoins très acceptables si on les compare à celles obtenues par les meilleurs boîtiers GPS.

 

En conclusion, la dégradation des résultats est perceptible sur les smartphones les moins puissants et les moins avancés. De fait, lorsque le consommateur hésite, mieux vaut qu’il opte pour un boîtier GPS classique si son smartphone n’est plus de dernière génération !

Arnaud de Blauwe

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