DS7 Crossback Premières impressions

DS7 Crossback

Premières impressions

Publié le : 11/12/2017 

Première grande nouveauté de la marque DS depuis longtemps, le SUV DS7 Crossback pourrait bien se présenter comme la nouvelle référence du haut de gamme à la française. Tous les ingrédients sont réunis : qualité de fabrication, confort et… prix élevés.

 

Depuis la mise en ligne de cette première impression, nous avons testé sur circuit la
DS 7 Crossback BlueHDi 180 EAT8

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Depuis sa création et sa prise d’indépendance vis-à-vis de Citroën en 2014, DS Automobiles avait « simplement » restylé des modèles existants. Avec la commercialisation du nouveau DS7 Crossback, la marque entre dans une nouvelle ère et prend véritablement son envol. Mais ce premier véritable SUV ne renie pas pour autant ses origines et la voiture utilise la même plate-forme que la Peugeot 3008, mais avec une voie avant (écartement entre les deux roues) élargie et un train arrière spécifique. Pour le reste, elle affiche un niveau d’équipement important et une grande qualité de fabrication.

Qualité de vie à bord

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La finition intérieure du DS7 est d'un excellent niveau.

L’intérieur du DS7 Crossback est vraiment d’une excellente facture. Le constructeur a placé la barre assez haut et n’est pas très loin de son meilleur concurrent dans ce domaine, à savoir Audi. Les matériaux utilisés sont très agréables, et très bien ajustés. Qu’il s’agisse du cuir ou de l’Alcantara, il n’y a rien à redire. À noter que même la partie centrale du volant est gainée de cuir. DS Automobiles a poussé loin la finition en plaçant des molettes sculptées en trois dimensions à effet « diamant » pour le réglage du volume sous l’écran et sur le volant. Et, pour rester dans le thème, le constructeur propose un affichage du combiné d’instruments assez géométrique qui ne nous a pas convaincu. Heureusement, comme il est entièrement numérique, il est possible de le modifier.
À l’inverse, nous avons apprécié l’écran central, du plus bel effet. Entièrement tactile, y compris les touches situées en partie basse, il permet de gérer facilement toutes les fonctions de confort et d’infotainement. Le volant est particulièrement sobre et ne comporte pas trop de boutons, ce qui en simplifie beaucoup l’utilisation. Le revers de la médaille est que DS Automobiles a dû apposer une commande disgracieuse sur son côté gauche du volant pour le régulateur de vitesse. Son emplacement la rend difficile à utiliser, car certaines touches sont invisibles pour le conducteur.

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Le régulateur de vitesse mal placé et l’affichage géométrique du combiné d’instruments.

S’il est très bien réalisé, l’habitacle du DS7 Crossback est aussi très agréable à vivre, car très spacieux. Malgré la console centrale imposante, les deux occupants avant trouveront facilement leurs aises. Idem à l’arrière où la sensation d’espace est appréciable tout comme, selon les versions, les dossiers de sièges inclinables. De quoi voyager dans d’excellentes conditions. Il faut dire que le SUV possède des dimensions généreuses. Avec ses 4 570 mm de long, le Crossback dispose d’ailleurs d’un positionnement un peu bâtard, car il s’avère plus grand qu’un Mercedes GLA (4 417 mm) ou qu’un Audi Q3 (4 385 mm), mais plus petit qu’un Audi Q5 (4 663 mm). Cela lui permet de prendre l’ascendant en termes d’habitabilité et de volume de coffre : 628 litres ! On regrette qu’une fois rabattus, les sièges arrière n’offrent pas un plancher plat.

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L’arrière spacieux et le grand coffre sans plancher plat.

Au volant

Les motorisations proposées sur le DS7 Crossback sont en rapport avec les prestations haut de gamme voulues par le constructeur. Ainsi, les puissances en essence sont de 180 ou 225 ch et de 130 ou 180 ch en diesel. Et toutes, sauf le diesel Blue HDI 130, sont proposées avec une boîte de vitesses automatique à 8 rapports. Nous l’avons prise en main en deux versions : essence 225 ch et diesel 180 ch. Grâce au gros travail d’isolation phonique et vibratoire du constructeur, les deux modèles se sont montrés très agréables et relativement silencieux. La boîte de vitesses est douce et les passages des rapports sont imperceptibles. En ville, le silence à bord est assez impressionnant. Même en diesel, on a souvent du mal à se rendre compte que le moteur tourne. Sur route, c’est un peu moins vrai ; lorsqu’il accélère franchement pour s’insérer dans le trafic ou pour effectuer un dépassement, le diesel se manifeste un peu plus.
À l’usage, nous avons vraiment apprécié le confort des suspensions. Sur notre version haut de gamme, l’équipement DS Active Scan Suspension anticipait les défauts de la route grâce à une caméra spécifique. Ainsi, à l’approche d’un dos d’âne, les suspensions se raffermissaient pour éviter aux passagers d’être trop secoués. Et ça marche plutôt bien, comme le prouvera le ralentisseur négocié à une vitesse un peu trop élevée mais qui n’aura pas grande conséquence sur notre confort. C’est un peu moins vrai sur les routes pavées, où le système semble avoir du mal à déceler les irrégularités de la route. En ville, la voiture est un peu plus délicate à appréhender à cause de son gabarit imposant. Les différentes radars et caméras seront alors appréciables pour éviter les accrochages.

Sécurité

Le nouveau SUV compact de DS Automobiles a obtenu 5 étoiles aux crash tests Euro NCAP. Un résultat atteint grâce aux nombreuses solutions technologiques embarquées et, parfois, inédites sur ce segment. Ainsi, en plus des équipements incontournables de sécurité (plus de 10 équipements sont en série dès le premier niveau, dont le freinage d’urgence automatique), le DS7 Crossback peut recevoir un système de vision de nuit, une surveillance de la vigilance du conducteur, la surveillance des angles morts, l’alerte active de franchissement involontaire de ligne et la reconnaissance des panneaux de signalisation…

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La vision de nuit permet de détecter la présence des piétons sur la chaussée.

Le DS7 Crossback en résumé

Avec ce SUV Crossback, DS Automobiles met la barre assez haut en termes de qualité de fabrication et de confort. À ce niveau, c’est indéniable, elle se place au-dessus du panier du reste de la production française. Mais, comme d’habitude, pour disposer de toutes les innovations proposées par le constructeur, il faudra viser les versions haut de gamme et payer le prix fort. Ainsi, un DS7 Crossback Blue HDI 180 en version Grand Chic est proposée à 47 800 €. C’est toutefois moins qu’un Range Rover Evoque TD4 180 SE Dynamic (52 520 €) mais un peu plus qu’une Mercedes GLA 220d 177 ch Fascination (47 250 €).  Mais ce dernier est moins bien équipé.

Les +

  • Confort
  • Qualité de fabrication et de finition
  • Habitabilité
  • Volume de coffre
  • Agrément de conduite

Les –

  • Pas de plancher plat
  • Visibilité perfectible
  • Commande du régulateur de vitesse

L’hybride se fait attendre

Le fer de lance de la gamme DS7 Crossback sera un modèle hybride rechargeable forte de 300 ch (en puissance cumulée). En plus d’un moteur à essence 1.6 THP de 200 ch, cette version sera dotée de deux moteurs électriques de 80 kW, un à l’avant, situé dans la boîte de vitesses, et l’autre à l’arrière. La voiture pourra ainsi, selon les conditions de circulation et le besoin en puissance, évoluer en quatre roues motrices. L’autonomie annoncée, selon le nouveau cycle WLTP, sera de 50 km en mode tout-électrique. Nous avons l’occasion de prendre en main pendant quelques kilomètres un prototype qui a démontré que la performance est bien au rendez-vous. La combinaison des moteurs assure une très forte accélération lorsqu’on met le pied au plancher : le SUV passe de 0 à 100 km/h en 7 secondes seulement. Lorsqu’elle évolue en mode tout électrique, cette version s’avère des plus agréables à conduire et offre un excellent confort. Côté tenue de route, étant donné que les batteries (d’une puissance de 90 kW pour 13 kW/h) sont situées sous le plancher, l’équilibre reste comparable à celui des modèles thermiques et le comportement de la voiture est d’un très bon niveau. Il est dommage qu’il faille attendre septembre 2019 pour la voir arriver au catalogue. Et, pour se l’offrir, il faudra débourser la modique somme de 65 000 €. Elle deviendra alors la plus chère des voitures françaises.

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