par Audrey Vaugrente
par Audrey Vaugrente
L’offre de protections périodiques s’est étoffée ces dernières années. Plus de choix, notamment parmi les modèles réutilisables, c’est une bonne chose. En revanche, il reste impossible de changer de marque sans risquer la fuite. À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, notre test de protections menstruelles (serviettes, tampons, cups…) est en accès gratuit jusqu’au 30 juin.
Trouver une protection fiable pendant ses règles, c’est un sujet incontournable pour la moitié de la population française. On estime qu’une femme utilise entre 6 000 et 13 000 protections jetables entre ses premières et ses dernières menstruations. Mais depuis des décennies, nos tests montrent à quel point il est risqué de changer de référence : en dehors des tampons, qui suivent un standard en raison du risque de choc toxique menstruel (1), aucune marque ne s’est accordée sur une capacité d’absorption claire.
Certaines indiquent des gouttes, à l’instar des tampons, quand d’autres optent pour une jauge, voire rien du tout. Quant à l’absorption mesurée, elle est très variable. Nos derniers tests de protections menstruelles confirment malheureusement la tendance. Sur 5 serviettes indiquant 5 gouttes, elle va de 15,7 à 24 g, et de 3,8 à 27 g sur les produits affichant 3 gouttes. L’enjeu est particulièrement important chez les femmes dont le flux est abondant : le risque de fuites n’est alors pas négligeable.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, nous offrons un accès gratuit à notre test des protections menstruelles jusqu’au 30 juin. Il a été bâti pour fournir une vraie aide au choix basée sur la capacité d’absorption (revendiquée et mesurée), et porte sur une large variété de produits disponibles : serviettes jetables ou lavables, tampons jetables ou lavables, culottes, cups, disques et éponges.

(1) Le choc toxique menstruel (ou SCT, pour syndrome du choc toxique) est une maladie rare mais grave liée au port prolongé de protections internes, comme un tampon ou une cup. Il est lié au développement d’une bactérie (Staphylococcus aureus) productrice de la toxine TSST-1, pouvant entraîner une infection. Pour limiter le risque, il est recommandé de changer de protection toutes les 4 à 6 heures et de bien se laver les mains au préalable.
Audrey Vaugrente
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