ENQUÊTE

Akéo pas OK

Cyril Brosset

par Cyril Brosset

Après les substituts de repas, les produits ménagers ou la cosmétique, une société de vente directe se lance dans la téléphonie. Avec quelques arrière-pensées.

«La meilleure offre globale du marché, preuve à l'appui.» Voilà ce que propose, sans complexe, une petite société de téléphonie. Certes, le comparatif qu'exhibe Akéotélécom est plutôt flatteur... en tout cas sur les appels courts. Mais, au-delà de 5 minutes, les gains sont plus aléatoires. Résultat: si certains abonnés ont réalisé des économies, d'autres sont plus dubitatifs. La commune de Collonges-sous-Salève (74), par exemple, a résilié son contrat au bout d'un an : «Nous n'avons pas constaté de baisse significative des factures et, en plus, le décompte est difficile à suivre et les problèmes de connexion fréquents», se souvient le responsable du dossier.

Des secrets d'arrière-boutique

Pas de publicité, peu de salariés, telles sont les recettes avouées d'Akéotélécom. Mais son véritable secret se trouve dans l'arrière-boutique. Comme le reconnaît un vendeur, à demi-mot, «la téléphonie, c'est surtout un levier pour vendre d'autres articles»: produits ménagers, cosmétiques, bijoux, au total plus de 2 000 références. «Que du haut de gamme», assure le directeur. Et c'est peu de le dire. À en croire le site Internet officiel, certains produits auraient des vertus incroyables. Le Lunic servirait ainsi à décaper les peintures autant qu'à

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