Toutes les technologies pour avoir accès à Internet

ADSL, fibre optique, câble…

Toutes les technologies pour avoir accès à Internet

Quatre technologies permettent de recevoir Internet à domicile. Derrière l’ADSL, de loin la plus répandue, la fibre optique, le câble et, dans une moindre mesure, le satellite ont aussi leurs atouts. Sans parler des technologies radio qui peuvent avoir leur intérêt dans certains cas. Voici toutes les solutions existant à ce jour pour bénéficier d’Internet.

 

L’ADSL

L’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line ou, littéralement, « ligne d’abonné numérique asymétrique ») appartient à la famille des technologies xDSL qui ont pour point commun de s’appuyer sur le réseau téléphonique traditionnel. Elle présente deux inconvénients majeurs. D’une part, elle est « asymétrique », c’est-à-dire que les débits ascendants (de l’abonné vers le réseau) sont inférieurs aux débits descendants (du réseau vers l’abonné). En clair, vous mettez beaucoup plus de temps pour envoyer un fichier que pour le recevoir. L’autre défaut de l’ADSL, c’est son débit. Même avec sa dernière version, ADSL 2+, le débit plafonne à 25 mégabits par seconde (Mbits/s). Et encore, ce débit n’est que théorique. Dans la pratique, l’utilisateur doit toujours se contenter d’un débit inférieur. Qui plus est, ce dernier a tendance à se dégrader à mesure que la distance entre le central téléphonique et le modem de l’abonné augmente. Plus vous habitez loin de votre « répartiteur », moins vous avez de chances de bénéficier d’un débit correct. Dans certains cas, vous ne pourrez même pas recevoir la télévision. Depuis peu, l’ADSL a un petit frère : le VDSL2. Cette technologie, qui utilise aussi la ligne téléphonique, permet de faire grimper le débit maximal théorique à 100 Mbits/s. Mais pour en bénéficier, il faut d’une part être relié à un central téléphonique équipé en VDSL2 par son opérateur, et d’autre part habiter près de ce central, car le débit se dégrade encore plus rapidement qu’en ADSL.

La fibre optique

Par ce fil de verre ou de plastique, plus fin qu’un cheveu, transitent de très grandes quantités d’informations en un temps record. Résultat : la fibre optique permet d’atteindre des débits nettement supérieurs à ceux de l’ADSL. Certains opérateurs promettent du 200 Mbit/s, voire 1 gigabit par seconde (Gbit/s), quasiment sans déperdition (attention toutefois, car la promesse n’est pas toujours respectée). Avec de telles capacités, télécharger un morceau de musique ne demande qu’une poignée de secondes, un film ne prend pas plus de trois minutes. Envoyer ses photos sur Internet et recevoir des courriels avec de grosses pièces jointes est quasiment instantané. La fibre permet aussi de recevoir la télé en haute définition (et demain en ultra-haute définition) sur plusieurs postes en même temps. Autres avantages par rapport à l’ADSL : le débit est symétrique, c’est-à-dire que le débit montant est aussi élevé que le débit descendant (toutefois, dans la pratique, les FAI ont tendance à plafonner les débits) et le temps de latence (« ping ») très court. Un détail qui peut s’avérer important, notamment pour les passionnés de jeux en ligne.

Les offres fibre sont généralement un peu plus chères que les offres ADSL et peuvent nécessiter quelques travaux au sein du logement. Pour bénéficier de la fibre optique, il faut non seulement habiter dans une zone desservie par au moins un opérateur, mais aussi que la fibre optique ait été déployée dans les parties communes de l’immeuble. Peu importe quel opérateur a déployé la fibre dans votre immeuble, vous pouvez, en théorie, souscrire une offre chez l’opérateur de votre choix, à condition toutefois que ce dernier couvre le secteur. Pour savoir si votre logement est desservi, renseignez-vous auprès de chaque opérateur.

Bon à savoir

Il existe plusieurs normes de réseau de fibre optique, regroupées sous l’acronyme FTTx (« Fiber to the x »). « Fiber » fait référence à la fibre optique et « to the x » au point le plus proche du client qu’elle atteint, en partant du répartiteur de l’opérateur. Orange, Free et SFR ont choisi de déployer un réseau FTTH (« Fiber to the Home »), tirant la fibre jusqu’à chez l’abonné. Numericable se contente de FTTB (« Fiber to the Building »), c’est-à-dire qu’il amène la fibre optique au pied de l’immeuble et réutilise le câble coaxial déjà installé pour y relier ses clients. Au final, les performances peuvent varier.

Le câble

Destiné à l’origine à offrir une alternative à la télévision hertzienne, le bon vieux câble coaxial reste d’actualité. Il constitue même une alternative intéressante à l’ADSL pour bénéficier chez soi d’offres triple-play intégrant un accès à Internet en très haut débit et à des chaînes de télévision en haute définition. Ses performances sont meilleures que celles de l’ADSL, mais restent en-deçà de celles de la fibre optique. Il faut en outre, pour en bénéficier, résider dans une zone couverte par le câble, c’est-à-dire principalement les grandes agglomérations et les villes de taille moyenne. Comme la fibre, l’installation peut nécessiter quelques travaux dans le logement. Aujourd’hui, la quasi-totalité du réseau de câble étant la propriété de Numericable, il faut, pour en bénéficier, souscrire à l’une des offres du câblo-opérateur.

Le satellite

Plusieurs opérateurs (Nordnet, Ozone, Sat2way, Viveole…) proposent des offres d’accès à Internet par satellite. Accessibles depuis l’ensemble du territoire, elles visent en réalité les habitants de zones non desservies par l’ADSL. Il faut dire que ces offres sont généralement assez chères et donnent un accès limité à Internet et aux messageries. Les appels depuis le téléphone fixe ne sont pas inclus et il faut généralement payer en plus un supplément pour recevoir la télé. Enfin, des frais d’installation sont souvent facturés et l’installation d’une antenne parabolique sur le toit est nécessaire. Certaines collectivités locales subventionnent une partie de la facture.

Les technologies alternatives

3G, Wi-Fi et autres technologies « radio »

Plusieurs technologies utilisent les ondes pour diffuser le flux Internet sans fil. Grâce à la 4G, par exemple, on peut théoriquement bénéficier de débits similaires à ceux de la fibre optique. Néanmoins, l’obligation de partager la bande passante entre les utilisateurs et le prix des forfaits la rendent peu pratique pour un usage fixe. Mieux vaut utiliser la 4G ou la 3G en mobilité, sur son smartphone, sa tablette ou son ordinateur portable (grâce à une clé USB spéciale).

Le wi-fi, quant à lui, est principalement utilisé au sein des foyers pour partager la connexion entre les utilisateurs. Pratique, il engendre toutefois des pertes de débit et nécessite d’être sécurisé. Il est aussi utilisé dans de nombreux lieux publics (parcs, hôtels, gares, aéroports…). Ce service est gratuit ou payant selon les cas.

Dernière technologie permettant de diffuser Internet sans-fil : le Wimax, qui permet de diffuser du haut débit sur une zone de plusieurs kilomètres autour d’une borne émettrice. Le Wimax est peu utilisé.

Le  courant porteur en ligne (CPL)

Cette technologie permet de transporter les données par le réseau électrique. Elle est notamment utilisée pour distribuer Internet dans toutes les pièces de la maison ou de l’appartement. Le CPL permet de faire transiter les données par fil (donc avec moins de perte que le wi-fi), de manière sécurisée et sans travaux, puisque le réseau électrique existe déjà. Il suffit de connecter des boîtiers CPL sur les prises électriques et d’y connecter son ordinateur. La technologie CPL est aussi utilisée pour connecter des bâtiments entiers (résidences, écoles, hôpitaux, etc.).

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