Répéteur Wi-Fi Pour améliorer sa connexion à la maison

Répéteur Wi-Fi

Pour améliorer sa connexion à la maison

Positionnement de la box Internet, épaisseur des murs, interférences… Plusieurs paramètres influent sur la qualité de votre connexion sans fil. Un répéteur Wi-Fi amplifie le signal pour améliorer le réseau et profiter d’un bon débit partout dans la maison. Nos conseils pour bien le choisir.

 

Prix et principe de fonctionnement

Le principe de fonctionnement d’un répéteur (ou amplificateur) Wi-Fi est assez simple : il « répète » autour de lui la couverture Wi-Fi de votre box. La zone couverte par votre connexion sans fil est ainsi étendue. Pour optimiser la portée du répéteur, son positionnement est important. Il doit être placé ni trop près, ni trop loin de votre box Internet. Le fonctionnement est le même pour tous les modèles disponibles dans le commerce, mais de l’un à l’autre les fonctionnalités varient. C’est pourquoi le prix d’un répéteur Wi-Fi oscille de 20 à 100 € environ.

Positionnement idéal d’un répéteur Wi-Fi : ni trop près, ni trop loin de la box. La plupart des modèles disposent d’un système d’aide pour bien placer l’appareil.

Normes Wi-Fi et débits

Le protocole Wi-Fi et les normes ont évolué au cours du temps (fréquences, canaux, débits). Aujourd’hui, tous les répéteurs supportent le Wi-Fi « n » (802.11n) et/ou le Wi-Fi « ac » (802.11ac), plus récent et plus rapide. Les plus évolués proposent même du « ac MU-MIMO » (« Multi User-Multiple Input and Multiple Output », multi-utilisateur à entrées et sorties multiples), qui améliore la gestion du Wi-Fi avec plusieurs appareils à la fois. Sachez que ces normes sont rétrocompatibles : un répéteur Wi-Fi ac fonctionnera avec une box Wi-Fi n. Concernant les débits, rien ne sert d’installer un répéteur Wi-Fi ac à 900 Mb/s si votre box, même Wi-Fi ac, ne délivre que du 450 Mb/s : le répéteur se calera sur le débit de la box (notre comparateur des FAI vous orientera vers les fiches techniques des différentes box). Sachez d’ailleurs que les fabricants mentionnent généralement des débits non seulement théoriques, mais aussi cumulés. Quand Devolo (Devolo Wi-Fi Repeater, 70 €) ou Netgear (AC1200, 55 €) évoquent des « débits jusqu’à 1 200 Mb/s grâce au Wi-Fi ac », il s’agit en fait du débit maximum simultané en Wi-Fi n et en Wi-Fi ac, soit 867 Mb/s (arrondis à 900 Mb/s) + 300 Mb/s. Les modèles d’entrée de gamme ne peuvent quant à eux gérer qu’une seule bande de fréquences (Wi-Fi n sur la bande des 2,4 GHz). Leur débit est généralement limité à 300 Mb/s (450 Mb/s théoriques).

WPS pour une configuration simple

Veillez à ce que votre répéteur soit doté d’un bouton « WPS » (« Wi-Fi Protected Standard »). Il s’agit d’un système de configuration rapide et automatique qui épargne à l’utilisateur l’installation d’un logiciel sur son ordinateur et une configuration manuelle potentiellement fastidieuse. L’installation est enfantine et plutôt bien expliquée sur les deux modèles que nous avons pris en main (Linksys RE 6300 et Netgear 16130).

Le Linksys RE 6300 et le Netgear E6130

Une fois le répéteur installé, un nouveau réseau apparaît dans la liste des réseaux Wi-Fi disponibles ; pour s’y connecter, le mot de passe est le même que pour le réseau Wi-Fi existant dans la plupart des cas (vérifiez que le mot de passe par défaut n’est pas « admin » ou « 123456 » ; si tel est le cas, personnalisez-le !).

Une fois le répéteur installé, le réseau étendu (ici décliné en 2,4 GHz et 5 GHz) apparaît dans la liste des réseaux disponibles. Le mot de passe pour s’y connecter est le même que celui du réseau initial.

De la prise gigogne à l’ampoule connectée

Un répéteur Wi-Fi rend service pour étendre la couverture du réseau, mais il présente deux défauts : d’abord, il monopolise une prise électrique ; ensuite, même lorsque les antennes sont intégrées au boîtier, l’équipement n’est pas particulièrement esthétique. Il existe heureusement des modèles avec prise gigogne, qui laissent donc la prise électrique disponible. D’autres modèles plus évolués, comme le TP-Link RE270K (disponible fin juin 2017 à 69,90 €), intègrent même une prise connectée qui permet de piloter à distance l’appareil qui y est branché.

La plupart des répéteurs intègrent par ailleurs un ou deux ports Ethernet pour connecter un ordinateur ou une imprimante à Internet en filaire. Attention, les vitesses de transfert varient selon le type : le « Fast Ethernet » (100 Mb/s) est moins rapide que le « Gigabit Ethernet » (1 000 Mb/s). On trouve aussi des répéteurs intégrant une prise audio jack 3,5 mm sur laquelle il est possible de connecter des enceintes pour écouter de la musique envoyée depuis son smartphone (Linksys RE4100 à 45 €, par exemple). Sachez enfin qu’il existe des modèles de répéteurs originaux, comme les ampoules Sengled Boost A60 (50 €) ou GU10 (60 €), qui amplifient le signal Wi-Fi tout en éclairant la pièce.

Un répéteur avec prise gigogne et prise connectée à gauche (TP-Link RE270K) et un modèle au format ampoule (Sengled Boost A60).

Répéteur Wi-Fi et point d’accès : quelles différences ?

Amplificateurs de signal et points d’accès Wi-Fi sont souvent proposés au même rayon dans les magasins physiques et chez les webmarchands. Il existe pourtant une différence fondamentale entre ces deux produits : l’amplificateur répète un signal Wi-Fi de la box alors que le point d’accès en crée un à partir du point d’entrée filaire d’Internet dans la maison. Le point d’accès doit donc être connecté en filaire à la box. Il est souvent privilégié dans les entreprises, mais rien n’exclut un usage chez les particuliers. Il permet par exemple de créer un réseau Wi-Fi plus performant que celui de la box (ac au lieu de n, par exemple), auquel pourront se connecter simultanément des dizaines d’utilisateurs. Pour un usage domestique, cette solution, plus onéreuse (80-350 €), est sans doute un peu surdimensionnée.

Répéteur Wi-Fi ou kit CPL ?

Le courant porteur en ligne ou CPL permet lui aussi de relayer sa connexion Internet dans toute la maison. Le réseau passe cette fois par l’installation électrique. Il suffit de connecter un boîtier CPL à sa box (et au secteur), et un autre à la prise murale dans chaque autre pièce où l’on souhaite se connecter à Internet. Un port Ethernet, sur chaque kit CPL, permet de connecter son équipement. Certains modèles intègrent aussi une puce Wi-Fi pour connecter une tablette ou un smartphone. 

Camille Gruhier

cgruhier