ACTUALITÉ

Accès aux soins1 patient sur 4 déjà confronté à un refus de rendez-vous

AS

par Anne-Sophie Stamane

Désertification médicale, pénuries de médicaments, dépassements d’honoraires : les associations de patients déplorent de multiples obstacles à l’accès aux soins, qui touchent les plus vulnérables.

L’essentiel

  • Un sondage réalisé par France Assos Santé auprès de plus de 1 000 personnes confirme la difficulté à se faire soigner.
  • Il est non seulement difficile de trouver un rendez-vous, mais aussi d’être pris en charge sans avoir à payer des dépassements d’honoraires.
  • Les pénuries de médicaments récurrentes ajoutent un obstacle supplémentaire.

L’écrasante majorité des patients (91 %) sont satisfaits de leur relation avec les professionnels de santé amenés à les soigner. Malheureusement, désertification médicale oblige, ils ont aussi de plus en plus de mal à en trouver de disponibles : d’après le baromètre annuel des droits des personnes malades publié par France Assos Santé, collectif dont fait partie Que Choisir Ensemble (anciennement UFC-Que Choisir), 4 personnes sur 10 ont eu du mal à obtenir un rendez-vous au cours des douze derniers mois.

Refus de rendez-vous

Pour un quart, il y a même eu des refus, motivés ou non. Un constat qui en rejoint d’autres : difficulté à trouver un médecin traitant, impossibilité de consulter certains spécialistes (comme les dermatologues), etc.

Généralisation des dépassements

Le casse-tête, causé par les restrictions de formation des médecins dans les années 1990, est encore plus complexe à résoudre quand il s’agit de se faire soigner aux tarifs Sécu : 43 % des personnes interrogées ont été confrontées à des dépassements d’honoraires l’année précédant le sondage, et c’est le cas de la moitié de celles en affection de longue durée (ALD), dont la situation nécessite pourtant que leurs soins soient pris en charge à 100 % par l’assurance maladie.

Compter avec les pénuries

Il faut aussi composer avec les difficultés d’approvisionnement en médicaments, auxquelles se heurtent plus d’un quart des usagers : 43 % des malades en ALD et un tiers des femmes enceintes s’y sont heurtés ! Et dans 45 % des cas, aucune alternative médicamenteuse n’a pu être proposée, comme lors de la cessation de la commercialisation de Vitamine A Dulcis, un médicament pourtant d’intérêt thérapeutique majeur.

Pas tous égaux

France Assos Santé conclut en soulignant que toutes ces complications n’affectent pas tout le monde de la même façon : « Patients en affection longue durée, populations les plus vulnérables et/ou les moins aisées, habitants des outre-mer, ce sont invariablement ces personnes qui, dans tous les cas, pour des raisons financières ou par méconnaissance de leurs droits, sont les plus impactées et pénalisées. »

AS

Anne-Sophie Stamane

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