Téléviseurs À quoi servent le HDR, l’UHD Premium et le Dolby Vision ?

Téléviseurs

À quoi servent le HDR, l’UHD Premium et le Dolby Vision ?

Publié le : 08/05/2016 

L’Euro de foot organisé en France est une aubaine pour l’industrie du téléviseur. Un tel événement engendre généralement une augmentation des ventes. L’occasion pour les fabricants et distributeurs de mettre en avant les dernières innovations technologiques, installées sur les appareils les plus récents et les plus haut de gamme. Décryptage du HDR, de l’UHD Premium et du Dolby Vision.

 

En rayon, c’est vers eux que convergent les yeux des consommateurs. Les téléviseurs haut de gamme astucieusement exposés et qui donnent envie. Parés des dernières innovations technologiques, ils se remarquent par la taille de leur écran (plus de 1,20 mètre). Mais au regard de leurs prix qui, c’est fort probable, baisseront sensiblement d’ici à quelques mois, ces produits restent inaccessibles pour une majorité de clients.

Ces appareils sont toutefois porteurs des technologies qui ne manqueront pas, à plus ou moins long terme, de s’appliquer à une majorité d’écrans. Ce fut le cas du Full HD, de la télé connectée ou encore de l’UHD (ultra haute définition) : réservées au départ à l’élite des téléviseurs, ces caractéristiques sont désormais devenues très communes.

De fait, les appellations qui fleurissent actuellement sur les écrans les plus récents, de taille XXL et encore chers (en général, au-dessus de 1 500 € et jusqu’à 3 000 €), méritent d’être décryptés. D’autant que les fabricants et les vendeurs vont profiter de l’Euro de foot, événement propice aux ventes de téléviseurs, pour les mettre en avant.

 

HDR

Le principe du HDR (High Dynamic Range) ? Il consiste à coder les informations de luminosité et de couleur sur un nombre plus élevé de niveaux de quantification (bits) pour offrir une plus grande dynamique. À l’arrivée, une image très détaillée dans les fortes comme dans les faibles luminosités, pouvant même donner l’impression qu’elle est parfois « irréelle ». Quelques films commencent à être tournés en HDR et les premiers lecteurs UHD (de 500 à 800 €) mis en rayons sont capables de les lire. Mais pour bénéficier à plein du HDR, il faut que toute la chaîne le soit, du contenu (encore très rare !) jusqu’au téléviseur.

 

UHD Premium

Les grandes marques du secteur (LG, Sony, Samsung, Philips, Panasonic…) se sont entendues autour d’un cahier des charges définissant la certification « UHD Premium ». Le téléviseur :

 

  • affiche une résolution de 3 840 x 2 160 pixels ;

  • adopte une palette de couleurs répondant à certaines exigences (BT 2020 de l’Union européenne de radiotélévision ou 90 % de la palette P3 de Digital Cinéma) ;

  • combine des pics de luminosité et de niveaux de noir correspondant à un ratio défini (au choix, de plus de 1 000/0,05 ou de plus de 540/0,0005) ;

  • offre un contraste HDR à diverses normes (SMPTE ST2084 EOTF).

 

Dolby Vision

La marque Dolby s’est surtout fait connaître pour ses « prestations » liées au son. Elle s’attaque désormais à l’image avec Dolby Vision. Peu ou prou, cette certification reprend les conditions de… l’UHD Premium (voir ci-dessus). On retrouve déjà cette appellation sur les modèles OLED de LG.

 

 

Appellations : les fabricants entretiennent le flou

 

Pour présenter l’une des grandes tendances du moment – une image encore plus haute définition que l’UHD (ultra haute définition) pourtant récente ! – nous avons tourné une vidéo qui met en scène le Sony KD 55 XD 93, l’un des récents modèles haut de gamme de la marque (55", soit 140 cm). Notre choix, subjectif, s’est porté sur cette référence Sony, vendue autour de 2 500 € avec la mention « 4K HDR ».

Pour illustrer ce qu’une telle mention sous-entend, nous aurions pu nous tourner vers d’autres fabricants. Adoptée par plusieurs d’entre eux, la combinaison de l’UHD, du HDR et des diodes Quantum dot (nano-structures qui assurent le rétroéclairage à la place des LED) permet d’obtenir une qualité d’image qui peut, c’est vrai, être exceptionnelle… à condition que les contenus adressés au téléviseur soient adaptés. Problème : les images tournées en UHD restent très rares. Certes, des films vendus avec cette mention sont disponibles. Mais il s’agit, le plus fréquemment, de séquences tournées en Full HD qui ont été « upscallées » (converties/adaptées) en UHD. Un flou que les fabricants se plaisent d’ailleurs à entretenir ! Outre la « 4K HDR » de Sony, il faut également compter avec le « Super UHD » de LG et le « SUHD » de Samsung, sans que l’on sache d’ailleurs si le « S » s’entend comme « super » ou comme étant la première lettre de la marque. Bref, chacun y va de son sigle qui couvre, à quelques nuances près, les mêmes caractéristiques d’image. De quoi perdre un peu plus encore le consommateur, déjà un peu noyé par des considérations trop pointues et parfois survendues des industriels du téléviseur.