Nutrition - Pour le Nutri-Score obligatoire

Nutrition - Pour le Nutri-Score obligatoire

Depuis de nombreuses années, l’UFC-Que Choisir s’implique fortement pour garantir une plus grande transparence pour les consommateurs, notamment en les informant de manière simple et compréhensible sur la qualité nutritionnelle des produits.
L’association a réussi à obtenir en 2017 que le Nutri-Score devienne le modèle d’étiquetage nutritionnel officiel en France. Une première victoire !
Cependant son application reste volontaire. C’est pourquoi, le Nutri-Score est quasiment absent des produits de grandes marques de Nutri-Score ‘E’ (seulement 1% des produits étiquetés).

L’UFC-Que Choisir milite pour qu’il devienne obligatoire au niveau européen.

La facture salée (et sucrée) de l'alimentation transformée

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Ces affections sont des facteurs de risques importants vis-à-vis du diabète de type 2, de l’hypertension artérielle ou des maladies cardiovasculaires, et génèrent un coût pour la collectivité estimé à 22 milliards d’euros, comparable à celui de l’alcool et du tabac. Cette évolution s’explique notamment par la place prépondérante qu’occupent désormais les aliments transformés industriels dans notre alimentation et le marketing qui promeut notamment chez les enfants des produits gras ou sucrés.

En matière de solutions, les industriels font la fine bouche

Si les gouvernements successifs ont présenté des plans de lutte contre le développement des maladies liées à l’alimentation, les réponses apportées sur l’amélioration des recettes des industriels ou sur la publicité alimentaire s’avèrent largement inefficaces. En effet, ces mesures reposent essentiellement sur le volontariat et les codes de bonne conduite rédigés par les industriels eux-mêmes.
À titre d’exemple, les engagements des industriels pour améliorer leurs recettes n’ont finalement permis de faire baisser la consommation de sucre chez les enfants que de 0,6 %  !

 

Cachez ces étiquettes que nous ne pouvons pas comprendre !


En l’absence d’actions concrètes de la part des industriels ou des pouvoirs publics, il est donc crucial que les consommateurs soient en mesure d’identifier les aliments contenant moins de gras, de sel ou de sucre. Mais les tableaux nutritionnels rendus obligatoires sur les emballages par la réglementation européenne se révèlent totalement incompréhensibles du fait de leur extrême complexité. Ils peuvent en effet présenter jusqu’à 70 informations chiffrées différentes ! Du côté des professionnels, certains d’entre eux ont par ailleurs développé leur propre système d’étiquetage nutritionnel, générant une véritable cacophonie d’étiquetages.

 

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Imposons le Nutri-Score partout en Europe

Alors que les recommandations officielles de ne pas manger trop gras, trop salé ou trop sucré paraissent souvent complexes à mettre en œuvre, elles sont enfin à portée de main grâce à un étiquetage très simple qui permet d’apprécier d’un coup d’œil la qualité nutritionnelle d’un aliment.


Il comporte cinq couleurs allant du vert au rouge selon les caractéristiques de l’aliment (calories, graisses saturées, sucres, sel…).

Les consommateurs soutiennent le Nutri-Score

Le 9 mai 2019, l’UFC-Que Choisir publiait les résultats de son enquête exclusive sur les préoccupations et attentes consuméristes des Français pour l’Europe de demain (15 352 répondants).

Un système pratique pour démystifier le marketing

Les tests réalisés par l’UFC-Que Choisir montrent que c’est un outil permettant aussi bien de comparer des aliments appartenant à un même groupe d’aliments que différentes familles d’aliments.
C’est également un antidote au marketing nutritionnel : un test réalisé en 20015 montrait que malgré des graphismes et des codes de couleur suggérant la minceur, les céréales du petit déjeuner Spécial K ou Nestlé Fitness avaient en réalité un Nutri-Score C (jaune), comme beaucoup de céréales sucrées pour enfants. Quant à Taillefine 0 % avec édulcorants, il avait un Nutri-Score B (vert pâle), comme la majorité des yaourts.


Si, en 2017, la France a reconnu le Nutri-Score comme le modèle officiel d’étiquetage nutritionnel simplifié, c’est grâce à la mobilisation des acteurs de la société civile et notamment de l’UFC-Que Choisir qui a lancé en 2014, aux côtés de 31 sociétés savantes, une pétition qui a rassemblé les signatures de 20 000 professionnels de santé.

Ce que nous attendons


Mais malgré cette reconnaissance, l’affichage du Nutri-Score sur les emballages reste volontaire du fait d’une réglementation européenne empêchant les États membres d’imposer de nouvelles obligations d’étiquetage. Ceci explique qu’il ne soit présent que sur un produit vendu sur deux. S’agissant des grandes marques notamment, le Nutri-Score est essentiellement présent  sur les aliments de Nutri-Score ‘A’, ‘B’ et ‘C’ (89% des produits étiquetés), alors qu'il est quasiment absent des aliments de Nutri-Score ‘D’ ou ‘E’. L’opacité sur la qualité nutritionnelle est donc maintenue sur la plus grande partie de l’offre alimentaire déséquilibrée.

Soucieuse que les consommateurs aient enfin à leur disposition toute l’information nécessaire pour rééquilibrer leur alimentation, l’UFC-Que Choisir demande que le Nutri-Score devienne obligatoire au niveau européen.

 

Historique d'un combat de longue haleine

  • 1990

Face au développement des maladies liées à l’alimentation, l’Europe introduit un étiquetage nutritionnel volontaire mais sous une forme particulièrement complexe.

  • Début 2000

A la demande des associations de consommateurs dont l’UFC-Que Choisir, les pouvoirs publics lancent de nombreux travaux pour proposer un étiquetage nutritionnel plus compréhensible. Tous ces travaux échouent face au blocage des industriels

Des professionnels utilisent alors leurs propres versions d’étiquetage nutritionnel engendrant une véritable cacophonie !

  • 2006

Le Royaume Uni est le premier pays du monde à introduire un étiquetage nutritionnel utilisant des codes de couleurs.

  • 2009


Devant l’inaction des États face à la progression de l’obésité et du surpoids, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) demande des formats d’étiquetage nutritionnel plus compréhensibles.

  • 2013


Le professeur Serge Hercberg, responsable du Programme National Nutrition Santé, propose au ministère de la Santé un étiquetage simplifié, le système 5C, qui deviendra le Nutri-Score.

  • 2014


L’UFC-Que Choisir, aux côtés de 31 sociétés savantes et ONG, s’appuyant sur une pétition rassemblant 20 000 signatures de professionnels de santé, interpelle la ministre de la Santé pour adopter le modèle 5C.

  • 2015


L’UFC-Que Choisir teste le modèle 5C sur 300 produits et démontre son utilité pour identifier en un clin d’œil les aliments les plus intéressants du point de vue nutritionnel. L’association met en ligne un calculateur 5C pour permettre aux consommateurs de déterminer eux-mêmes l’intérêt nutritionnel des aliments.

  • 2016


La loi de modernisation de notre système de santé introduit le principe d’un étiquetage nutritionnel simplifié volontaire… mais sans en définir le format.
Le ministère de la Santé lance d’une part un test grandeur nature dans 60 supermarchés, ainsi qu’un test pratique auprès de consommateurs qui démontrent la supériorité du Nutri-Score sur tous les autres modèles d’étiquetage.

  • 2017

Le Nutri-Score devient le modèle officiel français d’étiquetage nutritionnel mais son application reste volontaire

Auchan, Fleury-Michon, Intermarché et Leclerc sont les premiers professionnels à adopter le Nutri-Score.

  • 2018

Le Nutri-Score est adopté par 70 fabricants et distributeurs alimentaires dans 5 pays européens.
La Belgique et l’Espagne adoptent le Nutri-Score.

  • 2019


En mai 2019, l’UFC-Que Choisir a lancé, avec 6 autres associations européennes, l’initiative citoyenne européenne « Pronutriscore.org » pour rendre obligatoire le Nutri-Score en Europe. Plusieurs ONG et sociétés savantes ainsi que le professeur Serge Hercberg, père fondateur du Nutri-Score, ont soutenu la démarche. Cette initiative a permis de faire connaître et lancer un débat autour du Nutri-Score au niveau européen.
L’Allemagne,  les Pays-Bas ou encore le Luxembourg ont décidé eux aussi d’adopter le Nutri-Score.

  • 2020


Au niveau européen, en 2020, la Commission européenne en présentant sa stratégie « de la ferme à la fourchette » en faveur d’une agriculture et d’une alimentation plus durables annonce la volonté de mettre en place un étiquetage nutritionnel simplifié et compréhensif au sein de l’Union européenne sans en définir le format.  Cette stratégie “de la ferme à la fourchette” a été validée par le Parlement européen à une très large majorité.

  • 2021


En 2021, la Commission européenne, en présentant son plan d’action en faveur d’une agriculture et d’une alimentation plus durables, a annoncé l’instauration d’un logo nutritionnel unique et obligatoire pour toute l’Europe.
Depuis cette annonce, les lobbies et l’industrie agro-alimentaire ont redoublé leurs attaques contre le Nutri-Score redoutant qu’en devenant le modèle européen obligatoire.
Leurs arguments ont été contredits point par point par les nutritionnistes ou scientifiques mais ils ont été massivement relayés par les médias et sont désormais repris par certains parlementaires qui s’opposent au Nutri-Score...

Avec le Nutri-score, arrêtons de nous faire avaler n’importe quoi !
Stop aux idées reçues !

 

 

 De plus, si le Nutri-Score ne tient pas compte des édulcorants ou autres additifs, c’est tout simplement parce que l’état actuel de la science ne le permet pas. En attendant que ces derniers puissent être pris en compte par le logo, les consommateurs souhaitant éviter ces substances peuvent se référer aux éléments commençant par un « E » dans la liste des ingrédients.

 

 

Il n’est pas surprenant que certaines charcuteries ou certains fromages obtiennent un Nutri-Score « D » ou « E » en raison de leur teneur élevée en sel et matières grasses saturées. C’est ce qui explique également la note du saumon fumé, classé « D » du fait de ses teneurs en sel élevées. A l’inverse, les poissons frais (y compris le saumon), obtiennent un score « A » ou « B », car ils contiennent beaucoup moins de sel que les poissons fumés. Ces informations font déjà partie du tableau nutritionnel au dos de l’emballage. Le Nutri-Score convertit simplement ces données en un logo plus lisible pour le consommateur.

 

 

S’il prenait pour référence les portions, les scores seraient calculés sur les quantités de sucre, de sel, de fruits, de protéines contenues dans une portion de produit. Or, une portion de 15g de mayonnaise, de pâte à tartiner ou de confiserie obtiendrait artificiellement un meilleur score que pour 100g/ml.

 

 

Le Nutri-Score est utile pour faire des comparaisons qui ont du sens. Par exemple, il permet de comparer différents types d’huiles en fonction de leur teneur en graisses saturées (alors que le beurre, les huiles de coco et de palme obtiennent un « E », les huiles d’olive, de noix et de colza sont « C »).

  • 2022


Actuellement, le Nutri-Score est déjà présent dans 7 différents pays européens : Allemagne, Espagne, Belgique, Suisse, Pays-Bas, Luxembourg et France.
Mais le volontariat de quelques industriels ne suffit pas pour informer pleinement les consommateurs : si le Nutri-Score apparaît sur les produits de Nutri-Score A et B, en revanche il est beaucoup plus rare sur les produits de Nutri-Score D ou E.

Au niveau européen, des négociations sont en cours, autour du projet de logo nutritionnel obligatoire sur les emballages de tous les produits alimentaires.  D’ici la fin de l’année 2022 la Commission européenne doit donc arbitrer sur l’étiquetage nutritionnel simplifié obligatoire à l’échelon européen. L’UFC-Que Choisir, dans toutes ses composantes, entend se mobiliser pour que le Nutri-Score soit le modèle retenu !

L’UFC-Que choisir a réussi à obtenir que le Nutri-Score devienne le modèle officiel en France. C’est chose faite.

Maintenant, imposons le Nutri-Score dans toute l’Europe !

 

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