Fers à repasser

Conseils

Qualité du repassage, réparation, qualité de la semelle, brûlures, entretien...

 

Optimiser la qualité de repassage

Type de fibre : des fibres comme l'acrylique, le nylon ou le polyester nécessitent moins de repassage que des fibres comme le coton ou le lin, fibres naturelles, qui sont supposées être plus confortables au porter. Les vêtements à base de mélanges coton-polyester semblent être une bonne solution pour réduire le repassage.

Séchage : plus les fibres sont sèches, plus le tissu est difficile à repasser. Si vous possédez un sèche-linge, choisissez un programme de séchage qui assure une humidité résiduelle d'environ 12 %, le repassage en sera facilité (programmes « linge prêt à repasser »).

Lavage : ne jamais surcharger le lave-linge, laver à température modérée et essorer à vitesse raisonnable (environ 800-1000 tr/min) contribue à ne pas trop froisser le linge.

Table à repasser : enfin, si un bon fer facilite le travail, une table à repasser réglée à bonne hauteur et bien équipée y concourt également. La table comportant une grille métallique type « caillebotis » devra être revêtue d'un molleton très épais, puis d'un feutre synthétique, et enfin d'une housse en coton.

Repassage : après utilisation de la vapeur, il ne faut pas hésiter à repasser le linge sans vapeur de façon à bien sécher le textile.

Réparer ? Vous plaisantez !

La durée de vie moyenne des appareils baisse régulièrement. Finis les produits robustes et bien faits, c'est l'ère des produits « Kleenex » : même sous garantie, en cas de défaillance, on opte pour l'échange plutôt que la réparation, si le prix des appareils est inférieur à un certain montant (150 à 200 euros). Aberrations de notre temps qui ne tient guère compte de l'environnement... Dans l'épreuve éliminatoire de l'entartrage de nos tests, les fers à vapeur dits d'entrée de gamme (de 10 à 25 euros) ne s'en sortent pas plus mal que ceux de moyenne gamme (de 30 à 60 euros).

La semelle du fer

Le matériau de la semelle fait-il la différence ? Il n'y a pas de corrélation directe avec la qualité ou la durée du repassage. D'autres éléments interviennent, comme la température de la semelle, le débit de vapeur, la maniabilité du fer, le recours au surplus de vapeur, etc. Toutefois, selon les techniciens du laboratoire, quelques caractéristiques se dégagent :

Aluminium : la semelle a tendance à coller ; de plus, c'est une substance qui résiste mal aux rayures. Seul avantage, sa légèreté ;

Acier inoxydable : selon le traitement effectué sur l'acier, la glisse et la résistance aux rayures varient beaucoup ;

Acier émaillé : excellente glisse et haute résistance aux rayures ;

Revêtements spéciaux : qualité très variable ;

Pour bien repasser : passez une première fois le fer sur le textile avec production de vapeur, puis une seconde fois sans, pour bien sécher le linge.

Chaud devant !

Attention, la semelle, le repose-fer ou le cordon vapeur peuvent être chauds, les risques de brûlure sont réels. Idem pour la vapeur qui sort du fer (ne jamais défroisser une veste sur soi, le faire sur un cintre) ou de la chaudière (attendre pour la remplir ou la rincer). Autre risque, la chute (d'où l'importance de travailler sur une table stable). Dans ce cas, ramenez l'appareil au centre d'achat pour vérification. Évitez les prises multiples et surveillez toujours les enfants.

Histoires d'eau

Rincez la chaudière tous les mois pour retirer les dépôts de calcaire (jamais directement sous le robinet). Parfois, il faudra la détartrer (utiliser du vinaigre) ou changer de cassette. Pour produire la vapeur, la notice préconise l'eau du robinet ou déminéralisée. Jamais d'eau chaude ni de récupération (frigo, congélateur, climatiseur, pluie...). Interdiction aussi d'y mettre du parfum. Tout cela peut endommager le fer et le faire vieillir prématurément. Attention, l'eau distillée est tantôt admise (Doména), tantôt interdite. Lisez bien le mode d'emploi !

Micaëlla Moran