Alimentation

Quels sont les apports optimaux ?

Publié le : 26/06/2015 

Protides, lipides, glucides, vitamines, minéraux… Pour rester en bonne santé, nous devons consommer ni trop ni trop peu des différents nutriments contenus dans l’alimentation. Différents repères ont été élaborés au fil du temps dont principalement les apports nutritionnels conseillés (ANC) et les apports journaliers quotidiens (AJR) désormais appelés « valeurs nutritionnelles de référence » (VNR). Des repères à utiliser pour avoir une idée approximative des apports idéaux, pas comme un objectif précis à atteindre absolument.

 

 

Les apports nutritionnels conseillés (ANC)

Ils sont élaborés en France par un groupe d’experts. Ils avaient pour objectif initial de déterminer les apports idéaux pour voir s’ils étaient en général atteints et repérer les risques de carence dans l’ensemble de la population. Ils sont définis pour des groupes précis : enfants de différents âges, femmes adultes, hommes adultes, femmes enceintes, personnes âgées, etc., car les besoins diffèrent selon les situations. Pour définir l’apport nutritionnel conseillé dans chaque cas, les experts calculent, à partir des données de la science, l’apport satisfaisant, puis lui appliquent une marge de sécurité importante. C’est dire qu’un individu qui n’atteint pas les apports nutritionnels conseillés ne court pas pour autant de risques. Ce n’est que s’il s’en éloigne grandement qu’il y a lieu de s’inquiéter. Les apports nutritionnels constituent donc un repère pour les professionnels comme les nutritionnistes, nous nous y référons parfois dans nos articles, mais ce ne sont pas des chiffres destinés au grand public. D’ailleurs, l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation ne les publie même pas sur son site.

Les apports journaliers recommandés (AJR)

Désormais officiellement appelés « valeurs nutritionnelles de référence » (VNR), ce sont des valeurs définies par la réglementation européenne, qui reflètent un besoin quotidien moyen. C’est à elles que doivent faire référence les industriels sur leurs emballages, notamment lorsqu’ils annoncent que leur produit couvre tel pourcentage de nos besoins. Avantage : ce sont les mêmes dans toute l’Union européenne et chaque nutriment est associé à un seul chiffre, d’où une certaine simplicité d’usage. Mais entre simplicité et simplification excessive, il n’y a qu’un pas. Les besoins sont si divers selon les cas que ces valeurs moyennes ne signifient pas grand-chose pour des populations particulières comme les jeunes enfants, les femmes enceintes ou les plus de 75 ans. Pour ne prendre que quelques exemples, la VNR en énergie est de 2 000 calories alors qu’un adolescent aura plutôt besoin de 3 000 ; la VNR du fer est fixée à 14 mg alors que l’ANC en fer est de 30 mg pour les femmes enceintes et de 7 à 8 mg pour les moins de 10 ans. La VNR de la vitamine B9 (acide folique) est fixée à 200 µg alors que l’ANC est de 400 µg pour les personnes âgées et les femmes enceintes et de 100 µg pour les moins de trois ans. D’une manière générale, les VNR sont souvent bien plus élevées que les besoins des enfants et bien moins que ceux des femmes enceintes ou allaitantes et des personnes âgées.

On s’interroge aussi sur l’absence, dans les VNR, de valeur pour les fibres alimentaires, dont les apports conseillés sont fixés à 25 g/jour minimum et dont notre alimentation a tendance à manquer. Et encore plus sur la fixation d’une VNR pour les sucres à 90 g, quand l’Organisation mondiale de la santé a fixé une limite à 50 g pour un apport total de 2 000 calories.

 

Calculateur Que Choisir : Étiquetage nutritionnel des aliments

Fabienne Maleysson

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