par Micaëlla Moran
Contrats obsèquesLes banques veulent notre mort
Les banquiers proposent à leur tour des contrats de prévoyance funéraire. A ne pas signer les yeux fermés !
Dégager ses héritiers de tous soucis financiers au moment de son décès, c'est l'objectif des contrats obsèques. Entre 1993 et 2001, près de 520000 contrats ont été souscrits. En 2002, plus de 90000 ont été conclus à titre individuel et 120000 dans le cadre d'un accord de groupe. Au total, le montant des primes versées représente une épargne de 500 millions d'euros. Le juteux marché de la prévoyance funéraire attise les convoitises, et les banques se sont lancées à l'assaut. Dès janvier 2003, l'Union des professionnels du pôle funéraire public (UPPFP) alertait les pouvoirs publics sur un certain nombre de dérapages: vendeurs non habilités, contrats succincts et impossibles à modifier, entreprise imposée, etc. L'organisme a rencontré les banques incriminées -sans grand succès- et alerté le Comité national des opérations funéraires (Cnof). Il a fallu un an à ce dernier pour créer un groupe de travail et dix-huit mois à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour rendre un avis: «Une clarification des conditions de commercialisation des contrats obsèques est nécessaire afin de préserver le jeu concurrentiel sur le marché et les intérêts des consommateurs.(1)» Une proposition de loi a même été déposée en 2003 visant à mieux encadrer les pratiques(2).
La loi non respectée
La loi Sueur, de 1993,
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Micaëlla Moran
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