ENQUÊTE

PoidsLa maladie peut affoler la balance

LG

par Lise Gougis

Derrière des fluctuations anormales du poids se cachent quelquefois des pathologies hormonales, digestives, neurologiques… Tour d’horizon des maladies qui influencent le poids, et des signes qui doivent alerter.

Parfois, les kilos s’installent inexplicablement, malgré une alimentation équili­brée et la pratique régulière d’une activité physique. Et s’il s’agissait des hormones ? Certaines maladies endocriniennes peuvent en effet favoriser une prise de poids ou empêcher d’en perdre.

« C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les patients viennent consulter chez nous, affirme Tinh-Hai Collet, médecin adjoint agrégé au service endocrinologie, diabétologie et métabolisme des hôpitaux universitaires de Genève (Suisse). On recherche alors systématiquement au moins deux maladies hormonales : l’hypothyroïdie, la plus commune, et le syndrome de Cushing, plus rare. »

Hormones et prise ou perte de kilos

La première survient lorsque la thyroïde, une glande de 5 cm de diamètre en forme de papillon située à la base du cou, ne produit pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle essentiel dans le métabolisme de la plupart des tissus humains. Elles contrôlent, entre autres, la température de l’organisme, l’utilisation des graisses et des sucres, agissent sur les battements du cœur…

Résultat : en cas de déficit, l’organisme fonctionne au ralenti, ce qui peut engendrer fatigue, difficultés de concentration, ralentissement du rythme

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