par Fabienne Maleysson
Laits bébé, fromages, voitures, jouetsTrop de produits dangereux
Chaque jour, plusieurs dizaines de références sont retirées du marché. Leurs acheteurs doivent être alertés au plus vite. Un système qui repose beaucoup sur la compétence et l’intégrité des professionnels, dans un contexte de délitement des contrôles publics.
Un cafouillage à grande échelle. C’est l’impression que donne la succession de rappels de laits infantiles contaminés, exécutés entre le 11 décembre 2025 et le 5 février 2026. Pas moins de 10 annonces échelonnées portant sur différents lots de marques commercialisées par des grands groupes (Nestlé, Danone, Lactalis) ou des PME (Vitagermine, La marque en moins, Popote). Et ce sous l’œil d’autorités qui ont péché, à tout le moins, par négligence.
Que s’est-il passé pour qu’une menace sur les populations les plus fragiles soit gérée de façon apparemment aussi inconséquente ? Pour l’heure, de nombreuses interrogations restent sans réponse, en particulier sur la succession des faits dans le temps. « C’est habituel dans les dossiers de sécurité alimentaire sur lesquels nous avons l’habitude de travailler, remarque Camille Dorioz, directeur de campagnes de l’association Foodwatch France. On passe d’un rappel à un scandale sanitaire quand on gratte la chronologie. »
Repères
3 155 rappels en 2025, dont :
70 % Denrées alimentaires Une proportion stable bon an mal an, qui comprend les risques d’intoxication, la présence de résidus de substances chimiques, etc.
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Fabienne Maleysson