Malgré leur allure de reflex, les bridges s’appuient sur la technologie des compacts avec un objectif inamovible. Plus encombrants, plus lourds, mais aussi plus ergonomiques que les compacts, ces appareils photo visent avant tout les amateurs avertis à la recherche d’un appareil fonctionnel et polyvalent.

 
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Même s’ils sont en perte de vitesse depuis quelques années, les bridges (« pont » en anglais) continuent à séduire certains photographes amateurs. Leur principal atout, c’est leur boîtier imposant qui améliore la prise en main et permet aux doigts de se positionner naturellement sur les touches. De nombreuses fonctionnalités sont ainsi accessibles facilement grâce à la présence de boutons et molettes. Si l’utilisateur a la possibilité de jouer sur certains paramètres (ouverture du diaphragme, vitesse d’obturation, balance des blancs, mise au point, etc.) pour améliorer la prise de vue, il peut aussi se retrancher derrière le mode automatique. Les bridges se caractérisent enfin par leur zoom puissant et la présence d’un viseur électronique. Quant à leurs performances, elles se rapprochent plus de celles des compacts que de celles des reflex.

 

Un zoom polyvalent

L’une des particularités des bridges, c’est leur zoom puissant. Certains vont jusqu’à embarquer des objectifs 50x voire plus qui permettent de prendre aussi bien des photos de paysage que des portraits, même lorsque le sujet est loin. Si les fabricants ont tendance à mettre en avant les performances flatteuses de leur zoom numérique, fiez-vous seulement au zoom optique, qui préserve les détails de l’image. Ayez aussi conscience qu’un gros zoom doit nécessairement s’accompagner d’un bon stabilisateur optique, sans quoi vous risquez d’avoir du mal à cadrer le sujet et de n’obtenir que des images floues. Un trépied pourra s’avérer utile dans certains cas. Enfin, au-delà du rapport de grossissement, regardez aussi la plage focale couverte par l’objectif, et notamment la focale minimale. Une focale mini de 28 mm ou moins permet de bénéficier d’un grand angle, utile pour photographier des paysages ou des groupes d’individus en intérieur.

 

Un capteur à la hauteur

La résolution du capteur ne constitue plus un critère de choix décisif : elle atteint désormais des niveaux suffisant largement à un usage courant. Sur les bridges, la moyenne se situe entre 12 et 20 Mpixels, ce qui permet d’imprimer sans problème au format 21 × 29,7 cm ou plus en qualité maximale et de recadrer ses photos sur une partie de l’image. En fait, plus que la résolution, vérifiez surtout la taille réelle du capteur. Plus il est grand, plus il est capable d’emmagasiner de la lumière et donc plus les photos ont des chances d’être lumineuses. Celle-ci est exprimée en millimètres ou en fraction de pouces (un capteur de 1/2,5 pouces est plus petit qu’un capteur 1/1,6 pouces, par exemple). Malheureusement, cette information n’est pas toujours fournie par les fabricants.

 

Un écran large

Plus l’écran est grand, plus la prise de vue est aisée et plus agréable sont la navigation dans les menus et le visionnage des photos prises. Mais au-delà de la taille, il faut aussi tenir compte de sa résolution, de son contraste et de sa capacité à limiter l’apparition de reflets. Par ailleurs, préférez-le multidirectionnel, verticalement et horizontalement. Cela facilitera le cadrage et vous pourrez multiplier les angles de vue originaux. Enfin, un écran tactile facilitera la navigation dans les menus et vous permettra de faire défiler les photos d’un simple glissement de doigt voire de faire la mise au point d’un simple clic sur le sujet, comme sur un smartphone.

 

Un viseur performant

La plupart des bridges sont équipés d’un viseur, mais contrairement à ceux des reflex, celui-ci est électronique. L’image que l’on voit provient d’un écran LCD ou OLED. La qualité peut donc être très variable selon le modèle. Vérifiez donc sa résolution, sa taille et si possible sa réactivité (un effet de latence peut en effet intervenir lorsque le sujet est en mouvement).

 

Une sensibilité au top

La sensibilité détermine le rapport entre le diaphragme et la vitesse d’obturation pour un éclairement donné et se mesure en ISO. Plus elle est élevée, plus l’appareil sera capable d’emmagasiner de la lumière et donc de prendre des photos dans des conditions de faible luminosité ou lorsque le sujet est en mouvement. Certains bridges affichent des sensibilités allant jusqu’à 6 400 voire 12 800 ISO. Toutefois, mieux vaut ne pas s’attendre à des miracles car les hautes sensibilités ont tendance à générer du « bruit » (des parasites sur l’image). Pour réduire ce phénomène, les appareils intègrent des réducteurs de bruit plus ou moins efficaces et souvent destructeurs de détails.

 

Une connectivité avancée

Si la plupart des bridges intègrent du Wi-Fi, tous ne tirent pas avantage de cette connexion sans fil de la même manière. Avec certains, il sert surtout à connecter l’appareil photo à un smartphone pour déclencher la prise de vue depuis une application ou transférer les photos prises sur son téléphone. Avec d’autres, le Wi-Fi sert aussi à transférer ses photos sur son ordinateur voire vers un espace de stockage en ligne (cloud), à envoyer la photo vers une imprimante ou sur un téléviseur connecté au même réseau. Il peut aussi être utilisé pour envoyer ses photos directement depuis son appareil photo par e-mail ou sur les réseaux sociaux. Certains appareils intègrent même un navigateur pour effectuer des recherches sur Internet directement sur l’écran de son appareil photo. Le mieux est qu’il soit accompagné du NFC. Il suffit alors d’approcher l’appareil photo du smartphone pour les appairer.

 

Piles ou batterie, il faut choisir

Si l’alimentation par piles limite les risques de se retrouver à court d’énergie, notamment lors de longs voyages, la plupart des appareils intègrent désormais une batterie rechargeable, moins chère à l’usage. Pour éviter de se retrouver à court d’énergie, il peut être opportun d’acquérir une seconde batterie et un chargeur indépendant. 

 

Les petits « plus » des bridge

 

 

La griffe porte-flash

Utiliser un flash externe peut s’avérer utile pour pallier le manque de puissance et d’uniformité du flash intégré. Dans ce cas, vérifiez que l’appareil est muni d’une griffe capable d’en accueillir un.

 

 

Un mode rafale rapide

Pour prendre des photos de sujets en mouvement, lors d’événements sportifs par exemple, photographier plusieurs images d’affilée automatiquement multiplie les chances de réussir son cliché. Le mode rafale se mesure en nombre d’images par seconde. Il se situe en général autour de 4 ou 6, mais certains appareils proposent jusqu’à 10 images par seconde voire plus.

 

 

L’enregistrement au format RAW

Ce format d’enregistrement brut est apprécié de ceux qui veulent pouvoir retoucher les couleurs ou l’exposition de leurs clichés sur ordinateur avant de les enregistrer dans un format lisible (en .jpg par exemple). Cette méthode permet aussi d’enregistrer les réglages choisis pour les appliquer à plusieurs images. La contrepartie : les fichiers RAW sont très volumineux, ce qui oblige à utiliser des cartes mémoires de grande capacité.

 

 

La vidéo 4K

Grâce à elle, vous pouvez prendre des films en très haute définition. Mais pour en profiter pleinement, vous devez aussi posséder un ordinateur puissant et un téléviseur 4K (ou UHD).