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Carte grise 2026Des tarifs en légère hausse

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par Arnaud Murati

Les tarifs du cheval fiscal ont quasiment tous été déterminés par les régions pour l’année 2026. Si le prix de la carte grise n’augmente que de 2,4 % en moyenne en France métropolitaine, un point de vigilance est à observer en Île-de-France, tandis qu’en 2027, des hausses importantes seront sans doute possibles. Explications.

En résumé

  • Hausse modérée mais généralisée Le prix moyen de la carte grise augmente de 2,4 % en France en 2026. Sept territoires atteignent désormais le plafond légal de 60 € par cheval fiscal, poussés par des restrictions budgétaires imposées par l’État.
  • Incertitude en Île-de-France Le gouvernement prévoit une surtaxe forfaitaire de 14 € dès le 1er mars 2026 pour combler le manque à gagner de la région. Bien que contestée par la présidente de la région, cette hausse semble actée, tout comme la menace d’un futur relèvement du plafond national à 70 € par cheval fiscal.

Les taxes à payer lors de l’immatriculation d’un véhicule neuf ou d’occasion en France sont diverses. La plus connue est la taxe régionale à l’immatriculation, plus communément appelée « carte grise ». La France métropolitaine étant composée de 13 régions, ce sont autant de tarifs et de régimes différents qui peuvent s’appliquer aux automobilistes. Néanmoins, la plupart des régions affichent des fonctionnements et des tarifs similaires. Pour cette année 2026, 6 territoires métropolitains ainsi que l’île de la Réunion imposent d’ores et déjà le tarif maximal légal de 60 € le cheval fiscal. Parmi eux, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui a simplement relevé d’un euro le prix du cheval au 1er janvier 2026. Les deux autres hausses de cette année sont le fait de la Corse, dont le tarif a bondi de 23,2 % sur un an, et de la région Nouvelle-Aquitaine. La carte grise y coûtera en moyenne 9,4 % de plus qu’en 2025, à compter du 1er mars 2026.

Un des derniers leviers pour récolter des recettes

Tous les budgets 2026 présentés par les régions se plaignent des restrictions budgétaires que l’État leur impose. Parallèlement au manque à gagner, les régions voient, en outre, leurs charges s’alourdir. Voilà pourquoi plusieurs conseils régionaux ont fait le choix d’augmenter les tarifs des cartes grises, car il s’agit de l’un des derniers leviers pour récolter des recettes. L’assemblée territoriale de Corse signale ainsi que la hausse de 10 € du cheval fiscal générera « un encaissement de recettes complémentaires de l’ordre de 5 millions d’euros » dès cette année. Depuis quelque temps, les conseils régionaux ont d’ailleurs été contraints de cesser les largesses. À l’exception notable de la région Hauts-de-France, dont le budget 2026 n’a toujours pas été voté à ce jour, aucun territoire n’accorde désormais de carte grise gratuite ou à moitié prix pour les véhicules électriques.

L’Île-de-France en suspens

Le tableau ci-dessous demeure donc provisoire, sachant que Lille comme Paris n’ont pas encore voté leur budget 2026. Mais c’est concernant la région Île-de-France que tout pourrait évoluer rapidement. À l’occasion de ses vœux 2026, la présidente de la région, Valérie Pécresse, n’a pas manqué de signaler qu’il manquait 88 millions d’euros de dotations annuelles de la part de l’État pour clore le budget. Une situation dont le gouvernement a visiblement conscience. Afin d’y remédier, il a imposé, dans le cadre de la loi de finances 2026, un article qui prévoit une majoration régionale des cartes grises de 14 € entre le 1er mars et le 31 décembre 2026, puis de 12 € à compter du 1er janvier 2027. Ainsi, pour immatriculer une voiture de 4 chevaux fiscaux en Île-de-France, le tarif devrait passer de 233,76 € (taxe fixe de 11 € + frais d’acheminement de 2,76 € inclus) à 247,76 € dès le 1er mars 2026. Tout cela n’est pas encore gravé dans le marbre dans le sens où la présidente de la région est farouchement opposée à ce nouveau prélèvement auprès des automobilistes, tandis que le budget 2026 de la France n’est pas encore promulgué lui non plus. Néanmoins, l’affaire paraît désormais entendue du côté du conseil régional, où l’on regrette que différents amendements qui tentaient d’éviter cette surtaxation n’aient pas été repris dans le texte final.

De 60 à 70 € le cheval fiscal

Ce chaotique projet de loi de finances 2026 pourrait en outre réserver encore une belle surprise aux automobilistes. Lors de leur premier examen du texte, les sénateurs avaient fait le choix de pousser le taux maximum légal exigible par cheval fiscal à 70 €, contre 60 € à l’heure actuelle. Cette disposition était passée par voie d’amendement contre l’avis du gouvernement : compte tenu de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances, ce nouveau renchérissement ne figure plus dans la dernière version du texte de loi. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’idée est enterrée.

Tarif du cheval fiscal selon les régions de France

2026

2025

Île-de-France

54,95 €

54,95 €

Hauts-de-France

42 €

42 €

Grand Est

60 €

60 €

Occitanie

59,50 €

59,50 €

Nouvelle-Aquitaine

58 €

53 €

Bourgogne-Franche-Comté

60 €

60 €

Pays de la Loire

51 €

51 €

Centre-Val de Loire

60 €

60 €

Provence-Alpes-Côte d’Azur

60 €

59 €

Corse

53 €

43 €

Auvergne-Rhône-Alpes

43 €

43 €

Normandie

60 €

60 €

Bretagne

60 €

60 €

Moyenne métropole

55,40 €

54,20 €

Réunion

60 €

57 €

Guadeloupe

41 €

41 €

Martinique

53 €

53 €

Mayotte

30 €

30 €

Guyane

42,50 €

42,50 €

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Arnaud Murati

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