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Forfaits hospitaliersHausses en rafale

AS

par Anne-Sophie Stamane

À partir du 1er mars, le forfait hospitalier et le forfait « patient urgences » vont être augmentés, pour être fixés tous les deux à 23 €. Le forfait sur les actes coûteux passera de 24 à 32 € en avril.

L’essentiel

  • Le forfait hospitalier, qui couvre les dépenses hôtelières à l’hôpital, va passer de 20 à 23 € le 1er mars.
  • En psychiatrie, il sera fixé à 17 €.
  • Le forfait « patients urgence », facturé pour chaque passage aux urgences sans hospitalisation, va augmenter également, pour atteindre 23 €.
  • Ces nouvelles dépenses, théoriquement à la charge du patient, sont prises en charge par les complémentaires santé à condition que le contrat soit dit « responsable ». Elles risquent d’occasionner des hausses de cotisations. Or ces dernières sont illégales en 2026.

​​On comprend mieux pourquoi le ministère de la Santé n’a pas pris parti dans le bras de fer sur le gel des cotisations des mutuelles. Il vient d’alourdir la part des dépenses que ces dernières auront désormais à prendre en charge, en augmentant le forfait journalier, qui correspond aux frais quotidiens d’hébergement à l’hôpital, et le forfait facturé lors d’un passage aux urgences sans hospitalisation, dit « patient urgences ».

Plusieurs hausses

Le premier passe de 20 à 23 € par jour, sauf en psychiatrie où il est désormais fixé à 17 €. Le second, de 19,61 € jusque-là à 23 € également, sauf pour les femmes enceintes et les personnes en affection de longue durée (ALD), qui bénéficient d’un tarif réduit à 9,96 €. À partir du 22 avril, il faudra aussi compter avec une hausse du forfait sur les actes facturés plus de 120 € à l’hôpital, de 24 à 32 €.

Transfert vers les complémentaires

À la charge des patients sur le papier, ces sommes sont en réalité couvertes par les complémentaires santé, dès l’instant que le contrat est « responsable ». Elles vont donc absorber une dépense annuelle supplémentaire de 450 millions d’euros. De quoi leur donner, une nouvelle fois, de bonnes raisons d’augmenter leurs tarifs… En dépit de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 qui leur interdit, cette année, de renchérir leurs cotisations !

Plus lourd pour les plus précaires

Notons aussi que ces mesures vont à rebours des conclusions d’une étude récemment publiée par la Drees, le service statistiques du ministère de la Santé, qui a mis en évidence les effets délétères des hausses de forfaits et restes à charge sur les ménages modestes et sur les malades…

AS

Anne-Sophie Stamane

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