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Médicaments hybrides et biosimilaires - Le tiers payant sous conditions

AS

par Anne-Sophie Stamane

Pour favoriser l’essor des médicaments hybrides et biosimilaires, moins coûteux, les règles de remboursement évoluent : il n’est désormais plus possible de bénéficier du tiers payant en cas de refus de substitution en pharmacie.

L’essentiel

  • À partir du 1er septembre, le fait de refuser en pharmacie le remplacement d’un médicament de référence par sa version hybride ou similaire empêchera de bénéficier du tiers payant.
  • Les médicaments hybrides et biosimilaires sont quasiment identiques aux médicaments de référence, à quelques différences près, à l’instar du mode d’administration.
  • Le principe de substitution représente un enjeu important, tant le coût de ce type de traitements, donnés notamment dans la lutte contre les cancers et les maladies auto-immunes, est élevé.

À compter du 1er septembre, les règles de remboursement de certains médicaments délivrés en pharmacie changent. Sur le modèle du système appliqué aux génériques, si un médicament hybride ou un médicament biosimilaire vous est proposé au comptoir en remplacement de la spécialité de référence, un refus de votre part vous privera du tiers payant.

Il vous faudra donc avancer la totalité du coût et attendre quelques jours pour être remboursé. 18 classes de médicaments hybrides et une bonne vingtaine de groupes biosimilaires sont concernés par cette possibilité de substitution. Seule la mention « non substituable », portée explicitement par le médecin sur l’ordonnance, permettra d’en bénéficier quand même.

Double pénalité

Ce désagrément vient s’ajouter à un autre déjà en vigueur, qui veut que le remboursement se fasse le plus souvent sur la base du prix de l’hybride ou du biosimilaire. Concrètement, si le médicament de marque est plus cher, vous payez la différence de votre poche.

Les médicaments hybrides et biosimilaires ne sont pas exactement des génériques : ils sont composés de la même molécule active que le médicament de référence, mais leur dosage peut être légèrement différent (s’il est plus élevé, il permet d’espacer les prises), tout comme la présentation ou le mode d’administration (une solution buvable sera plus adaptée aux enfants, par exemple).

Pour être classés dans un groupe hybride ou biosimilaire, les médicaments candidats décrochent d’abord une autorisation de mise sur le marché (AMM), et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) évalue leur équivalence avec le traitement de référence.

AS

Anne-Sophie Stamane

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