par Marie-Amandine Stévenin
par Marie-Amandine Stévenin
Je le dis clairement : aujourd’hui, réparer reste trop souvent un parcours du combattant pour les consommateurs et consommatrices. Notre étude, réalisée en collaboration avec le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), le démontre : quand la réglementation existe, elle fonctionne.
Sur les smartphones, soumis à des règles européennes, les pièces détachées et les informations de réparation sont globalement plus accessibles. À l’inverse, pour les aspirateurs sans fil, encore peu encadrés, c’est la débrouille : informations lacunaires, pièces difficiles à trouver, pratiques très inégales selon les marques.
Mais même là où des progrès existent, je constate que les obstacles restent nombreux. Les notices sont parfois introuvables ou incompréhensibles, les produits sont conçus de manière complexe, et surtout, les prix des pièces découragent la réparation.
Soyons lucides : tant que réparer coûtera trop cher, prendra trop de temps et exigera des efforts disproportionnés, les consommateurs continueront de jeter. Pourtant, ils sont prêts. Ils demandent des produits durables, réparables, et ils veulent pouvoir les garder plus longtemps.
Je refuse que cette attente reste sans réponse. C’est pourquoi j’appelle à élargir sans attendre les règles de réparabilité européennes à tous les produits du quotidien, à garantir un accès simple aux pièces détachées et à faire baisser leur prix.
Parce que réparer doit devenir un droit simple, concret et accessible à toutes et tous.
Marie-Amandine Stévenin
Présidente de Que Choisir Ensemble
La force d'une association tient à ses adhérents ! Aujourd'hui plus que jamais, nous comptons sur votre soutien. Nous soutenir
Recevez gratuitement notre newsletter hebdomadaire ! Actus, tests, enquêtes réalisés par des experts. En savoir plus