CONSEILS

Comment arrêter un antidépresseur sans souffrir ?

PG

par Pauline Gabinari

Les antidépresseurs peuvent être très utiles à certains moments de la vie. Mais l’arrêt de ce traitement génère des inquiétudes et, s’il est brutal, des symptômes de sevrage. Qu’on en prenne depuis 12 mois ou 12 ans, voici comment cesser, pas à pas.

Les antidépresseurs sont des médicaments efficaces, qui agissent sur les neurotransmetteurs et modifient en partie le fonctionnement du cerveau. C’est pour cela qu’un arrêt brutal du traitement est susceptible de provoquer des craintes, des angoisses et un syndrome de sevrage.

Ce dernier se manifeste par des symptômes corporels – chocs électriques dans le cerveau, nausées, maux de tête, problèmes de sommeil, sueurs – ou psychologiques. « On a l’impression d’être à nouveau en dépression », explique Nadine Bertoni, psychiatre à Nancy. Et elle précise : « Un nouvel épisode dépressif mettra plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour arriver. Si l’on éprouve ce sentiment de rechute avant, c’est probablement dû au sevrage. »

Quand arrêter ?

La durée de traitement varie fortement selon les patients et les pathologies. Lorsqu’il s’agit d’un premier épisode de dépression, en général « il est déconseillé de dépasser un an », indique la praticienne. L’Observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et de l’innovation thérapeutique (Omedit) préconise de commencer à réduire entre six mois et un an après la rémission complète des symptômes dépressifs pour un

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