par Stéphany Gardier
HPI, TDAH, autisme... - Mieux cerner la diversité de la pensée
DYS, TSA, TDAH : ces sigles sont devenus familiers sans que l’on sache toujours ce qu’ils recouvrent. Ces troubles du neurodéveloppement, sources de complications mais aussi de richesses, illustrent le fait qu’il existe autant de façons de penser que d’individus. Faisons le point.
Agatha Christie, Whoopi Goldberg, Paris Hilton, Thomas Pesquet, Socrate, Léonard de Vinci : outre leur célébrité, quel est le point commun entre ces personnalités ? Toutes sont « neuro-atypiques ». Plus précisément, elles ont, ou sont soupçonnées d’avoir eu, un trouble du neuro-développement (TND) : trouble du spectre autistique (TSA), trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), trouble spécifique des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie) ou encore de la coordination (dyspraxie).
Des termes que vous entendez de plus en plus souvent. Au point de vous demander, peut-être, ce qu’ils recouvrent exactement… et s’il n’y a pas un effet de mode derrière ces sigles. Depuis les années 2010, de plus en plus d’enfants et d’adolescents se voient diagnostiquer un TND. Il serait facile de croire que ce phénomène n’est que le fruit d’une époque.
Il s’agit en réalité du signe d’une meilleure reconnaissance de fonctionnements cognitifs divergeant de la « norme », et qui ne datent pas d’hier ! Les avancées récentes dans le domaine de la cognition montrent que les cerveaux humains sont en réalité bien moins formatés que nous le croyions. Cette
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Stéphany Gardier