par Perrine Vennetier
par Perrine Vennetier
La prise de vitamine D est à la mode, sous-tendue par l’idée qu’on en manquerait tous un peu. Mais est-ce bien vrai ? Dans quels cas faut-il vraiment prendre des suppléments ? Peut-on alors se fier aux compléments alimentaires ?
En mai 2025, une étrange série de cas se produit aux Baléares. Dans différents centres de santé de l’archipel, une quinzaine de jeunes adultes se présentent avec les mêmes symptômes : des nausées, des vomissements, un excès de calcium dans le sang et une sévère atteinte des reins. Ce sont des intoxications à la vitamine D. Une enquête sanitaire est donc menée.
Elle remonte à un complément alimentaire défectueux, massivement surdosé en vitamine D, que toutes les victimes ont pris. Cette mésaventure rappelle que la supplémentation en vitamine D n’est pas anodine. Non soluble dans l’eau, elle peut s’accumuler dans le corps. Ingérée en trop grande quantité, elle devient toxique.
La vitamine D est une substance particulière. Indispensable à la vie, on la trouve dans nos aliments. À ce titre, elle appartient à la catégorie des vitamines. Mais notre organisme est également capable de la fabriquer : elle est produite dans les couches profondes de la peau, à partir du cholestérol, sous l’effet des rayons solaires ultraviolets.
Elle agit ensuite à divers endroits du corps. Biologiquement, c’est donc d’une hormone, désignée comme une « vitamine » par commodité. Il en existe ainsi deux
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Perrine Vennetier
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