par Anne-Laure Lebrun
Implants dentairesDes complications méconnues
Si les échecs complets restent rares, les troubles liés à la pose d’un implant sont plus fréquents, notamment en cas de tabagisme ou de pathologies chroniques.
En 2023, près d’un million d’implants ont été posés en France. Contrairement au bridge traditionnel, ils préservent les dents saines adjacentes. Ils s’imposent aujourd’hui comme la référence pour remplacer une ou plusieurs dents. L’intervention consiste à insérer dans l’os de la mâchoire une vis en titane qui servira de support à une prothèse.
Mucosite et péri-implantite
Comme tout acte chirurgical, la pose d’implant expose à des complications. Principal facteur de risque : le tabac. Il perturbe la cicatrisation et favorise la prolifération bactérienne, ce qui compromet l’intégration de l’implant dans l’os, dite « ostéointégration ». Les maladies parodontales et un diabète mal équilibré majorent également le risque d’entraîner ce problème, qui débute souvent par une « mucosite péri-implantaire ». Cette inflammation, liée à l’accumulation de bactéries sous la gencive, apparaît en quelques jours ou semaines. Discrète et peu douloureuse, elle se manifeste surtout par une rougeur, en général difficile à repérer sans examen, et par un saignement au brossage.
Non traitée, la mucosite risque d’évoluer en péri-implantite, avec destruction de l’os. À ce stade – d’ordinaire 5 à 10 ans après la pose –, l’implant peut devenir mobile et se déchausser. Selon les études sur le sujet, près de la moitié des
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Anne-Laure Lebrun