par Elsa Abdoun
par Elsa Abdoun
Trois ans après l’adoption d’un plan d’action contre les nitrites, les jambons dénués de ces conservateurs cancérogènes pullulent dans les rayons des supermarchés. Signe qu’on peut enfin manger ce produit sans malmener sa santé ?
En 2015, le couperet tombe : la charcuterie est cancérogène. Jambons, saucisses et pâtés deviennent les premiers aliments (hors alcool) à se voir attribuer ce qualificatif repoussoir par le Centre international de recherche sur le cancer – d’autres, tels que la viande rouge, sont classés « cancérogènes probables », du fait d’un niveau de preuve moins solide. Principaux suspects désignés : les nitrites. Ces additifs alors présents dans de très nombreuses préparations, notamment dans la quasi-totalité des jambons sur le marché, ont plusieurs fonctions : éviter la prolifération de microbes pathogènes, mais aussi préserver la couleur et le goût. Or, ils ont un énorme défaut : ils favorisent la production, à la fois dans le jambon et dans l’organisme humain, de composés dits « nitrosés » pouvant augmenter le risque de cancer (colorectal, en particulier). Pour cette raison, en 2022, l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme la nécessité de « diminuer autant que possible » l’exposition aux nitrites via les viandes transformées.
Face à l’inquiétude des Français, les réactions ne se font pas attendre. En 2023, un plan d’action visant à
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Elsa Abdoun
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