par Arnaud de Blauwe
par Arnaud de Blauwe
La prescription et la délivrance de traitements dispensés dans les élevages sont très encadrées. Un cabinet vétérinaire de Dijon (21) est soupçonné d’avoir enfreint les règles en les vendant massivement à distance. Un trafic de grande ampleur.
Tout part d’un prélèvement sur une carcasse de bovin, en 2023, dans un abattoir. Et c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin… Ce contrôle n’est en effet réalisé, selon un chiffre ahurissant, que sur 0,2 % des bovins abattus – une simple inspection visuelle est, en principe, effectuée par un vétérinaire ou un technicien vétérinaire. Cette fois, le prélèvement révèle des traces d’antibiotiques. L’élevage d’où vient la bête est identifié, puis les investigations menées par la brigade nationale des enquêtes vétérinaires (Bnev) et la gendarmerie mettent au jour un trafic d’une ampleur inédite.
L’exploitant commandait des traitements à prix cassés auprès de Vet Rurale, une société vétérinaire située à Longvic, près de Dijon (21). Elle livrait des éleveurs partout en France. Une pratique qui contrevient à la réglementation. Un vétérinaire a le droit de vendre des médicaments dans son cabinet, ou sans se déplacer sous conditions : s’il assure le suivi du cheptel ; si l’éleveur sait décrire les symptômes ; si les pathologies pour lesquelles ils sont prescrits ne sont pas trop graves. Bien sûr, une ordonnance est nécessaire. « Mais ici, le bon de commande en faisait
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Arnaud de Blauwe
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