par Elsa Casalegno
par Elsa Casalegno
Connaissez-vous la Marans, la Géline de Touraine ou encore la Meusienne ? Non ? Ce n’est pas étonnant : il s’agit de quelques-unes des 47 races locales françaises de gallinacées recensées en France, et dont ne subsistent parfois que quelques individus. Des initiatives, comme « Adopte une plume », tentent de contribuer à leur préservation.
Sur les 47 races de poules locales, 46 sont menacées de disparition, alerte le Syndicat des sélectionneurs avicoles et aquacoles français (Sysaaf). Or, « ces poules font partie de notre patrimoine vivant, résultat d'une relation de proximité entre l'humain et l'animal », plaide le syndicat regroupant les entreprises de sélection de volailles.
Pour enrayer leur déclin et préserver une biodiversité précieuse pour l’avenir, la filière a lancé un programme de recherche et développement nommé Resigen, qui court de 2025 à 2028. Mais ce genre de programmes consacrés à des races de faible effectif, souvent peu productives (mais plus robustes que les races utilisées en élevages intensifs), ne croule pas sous les financements.
Le Sysaaf a donc lancé l’opération « Adopte une plume ». Il ne s’agit pas d’accueillir une poule chez soi, mais de contribuer financièrement à la préservation de races françaises menacées, en faisant un don. Pour 1 € collecté, 70 centimes vont à des missions d’appui auprès des éleveurs partenaires du projet, et les 30 centimes restants sont consacrés à des actions de sauvegarde de l’ensemble des 75 races locales de volailles françaises.
En contrepartie de leur engagement (des formules de soutien de 29 € à 69 € sont proposées sur le site dédié Adopte-une-plume), les généreux donateurs se voient offrir des cadeaux symboliques : certificat, livret, plume à collectionner, badge ou bracelet artisanal selon la formule choisie. Surtout, ils recevront des informations sur la race de la poule, ainsi que sur l’éleveur et ses pratiques. Pour le Sysaaf, il s’agit ainsi de « recréer du lien » entre les éleveurs et la société.
Cette initiative a débuté au printemps en ciblant quatre races ‒ la Marans, la Géline de Touraine, la Meusienne et la Poule Lyonnaise – chez sept éleveurs différents, mais l’objectif est d’élargir progressivement cette action aux autres races de poules menacées, aux noms évocateurs ou amusants : la Courtes Pattes, la Crèvecœur, la Cou nu du Forez, la Grand Combattant du Nord ou encore la Pictave. Et pourquoi pas, aux 28 autres races locales de volailles menacées : oies, canards, dindes, pintades…
Les poules :
Les dindes :
Les pintades :
Les oies :
Les canards :
Elsa Casalegno
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