Congélateurs Bien choisir son congélateur

Congélateurs

Bien choisir son congélateur

Le congélateur est présent dans près des deux tiers des ménages français, un chiffre stable depuis 10 ans. Il s’en vend chaque année 700 000 dans notre pays. Format coffre ou armoire, type de froid (ventilé ou statique), capacité, classe climatique : voici tous les éléments à prendre en considération pour bien choisir son congélateur.

 

Test Que Choisir : Comparatif Congélateurs

Coffre ou armoire : quel format adopter ?

Congélateurs

Les « coffres » (ou « bahuts ») représentaient 35 % du marché des congélateurs en 2015. Ils occupent plus d’espace au sol que les armoires (110 à 140 cm de large et 70 cm de profondeur en moyenne), et sont donc plutôt réservés aux personnes vivant en maison individuelle et disposant d’une cave ou d’un cellier (attention à la classe climatique). Leur premier intérêt est leur volume (200 à 400 litres), plus important que celui des congélateurs armoires (120 à 200 litres). Mieux isolés que les armoires, les coffres consomment moins d’électricité et disposent d’une autonomie plus importante : en cas de panne de courant, les aliments resteront congelés plus longtemps.

Les armoires, plus étroites (en moyenne 60 cm de large et 55 cm de profondeur), peuvent s’installer partout. De même format qu’un réfrigérateur, elles peuvent trouver leur place dans une cuisine.

Les congélateurs armoires existent en pose libre ou peuvent être conçus pour s’intégrer dans un meuble de cuisine en colonne. Les appareils en pose libre doivent bénéficier de 5 cm minimum de chaque côté et à l’arrière, afin que la chaleur extraite puisse circuler. Il faut aussi 10 cm entre le haut du réfrigérateur et le plafond ou les meubles au-dessus.

L’importance du confort d’utilisation

Le choix d’un congélateur est aussi une question de confort : préférez-vous vous agenouiller pour ouvrir les tiroirs bas du modèle armoire, ou vous pencher pour déposer ou retirer les denrées stockées dans le coffre ?

Les armoires offrent un rangement dans des tiroirs (plus ou moins grands) ou des compartiments fermés, alors que les bahuts sont souvent équipés de paniers de rangement. Le confort et la facilité d’utilisation des divers tiroirs et portes sont donc à tester en magasin.

Le volume du congélateur : une affaire de famille

volume congelateur

Le volume nécessaire dépend bien entendu de la composition du foyer. On conseille :
– un appareil inférieur à 150 litres pour une personne seule ;
– un appareil de 150 à 250 litres pour deux à trois personnes ;
– un appareil supérieur à 250 litres pour une famille de quatre personnes.

Au-delà de ces indications, l’achat doit prendre en compte vos habitudes alimentaires, qui influeront aussi sur le volume dont vous avez besoin. Si vous disposez d’un potager ou d’un verger, par exemple, il est préférable d’opter pour un appareil gros volume afin de congeler fruits et légumes pour l’hiver. De même, si vous chassez ou pêchez, un appareil capable d’accueillir de grosses pièces de gibier sera plus pertinent. La fréquence à laquelle l’appareil sera rempli doit aussi être prise en compte.

Froid ventilé ou statique : les différences

Le froid statique laisse l’air circuler librement dans l’appareil. La température interne n’est donc pas homogène : le haut de l’appareil est plus chaud que le bas, puisque l’air froid est plus lourd.

Le froid ventilé, aussi appelé « no frost », s’est répandu ces dernières années et équipe de plus en plus d’appareils. Dans cette configuration, un ventilateur propulse un air froid non humide de manière uniforme dans l’ensemble du congélateur, ce qui évite la formation du givre. L’intérêt est triple, car la formation de givre réduit le volume utile de l’appareil, entraîne une surconsommation d’énergie… et oblige l’utilisateur à sacrifier à la corvée de dégivrage.

Quelles options existent sur les congélateurs ?

options congelateurs

Moins centraux que le réfrigérateur dans le foyer, les congélateurs ne se sont pas encore doté d’écrans tactiles et de multiples gadgets, mais embarquent tout de même quelques options intéressantes :
– le thermostat digital, plus facile d’utilisation et plus précis que le thermostat mécanique ;
– un système d’alarme, sonore ou lumineux, qui prévient lorsqu’une porte est mal fermée ou qu’une chute brutale de température survient. Si votre appareil n’est pas doté d’une alarme, sachez qu’il est possible de vous en procurer pour moins de 40 € ;
– le verrouillage enfant : ce bloque-porte permet d’éviter qu’un enfant ouvre le congélateur et risque de s’y enfermer.

Certains appareils proposent une fonction « économie ». Elle ne doit pas être un moteur de votre achat, car le gain pécuniaire sera minime.

Le « super freeze », une option souvent superflue

La plupart des modèles embarquent une option super-congélation (ou super-freeze), qui permet de refroidir rapidement une grande quantité d’aliments. Or, il est très rare au quotidien d’insérer un gros volume de denrées à température ambiante dans son congélateur : les aliments achetés sont généralement déjà surgelés. Une enquête menée en 2014 auprès du lectorat de « Que Choisir » a mis en lumière une utilisation (et une connaissance) très faible de cette option. Elle ne doit donc pas être un critère d’achat prépondérant, d’autant que son emploi entraîne une surconsommation d’électricité. C’est d’ailleurs pour cette raison que les fabricants ne rendent pas cette option automatique quand la température de l’appareil augmente anormalement.

La classe énergétique et la consommation d’énergie

Congélateurs - Nouvelle étiquette énergie
Nouvelle étiquette énergie

Le congélateur est l’un des rares appareils ménagers à fonctionner continuellement : sa consommation d’énergie est donc un critère à prendre en compte. Depuis le 1er juillet 2014, les fabricants ne peuvent plus proposer des appareils de classe A ou inférieure. On peut d’ailleurs s’étonner que les étiquettes énergies continuent à afficher une échelle de A+++ à D, au risque de tromper le consommateur. Celui-ci peut penser acheter un appareil très économe alors qu’il ne fait que respecter la réglementation. Selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), les réfrigérateurs et les congélateurs classés A+++ consomment 70 % d’électricité en moins que les appareils classés A, mais ils sont encore rares… et très chers. Un surcoût qu’il sera difficile de rentabiliser sur la durée de vie de l’appareil.

Qu’est-ce que la classe climatique du congélateur ?

classe climatique

Elle indique les températures ambiantes dans lesquelles l’appareil fonctionne correctement, en conservant une température stable et sans faire exploser la consommation d’électricité. Vous devrez veiller à ce détail en prenant en compte l’endroit où vous vivez (Nord ou Sud) et la pièce où l’appareil sera placé (cuisine chauffée, garage non chauffée…).

Il existe quatre classes climatiques :
– SN : classe tempérée élargie, de 10 à 32 °C ;
– N : classe tempérée, de 16 à 32 °C ;
– ST : classe subtropicale, de 16 à 38 °C ;
– T : classe tropicale, de 16 à 43 °C.

Sachez que les fabricants panachent parfois plusieurs classes, par exemple N/ST : dans ce cas, l’appareil est supposé être adapté à des températures variant de 16 à 38 °C.

Les congélateurs sont-ils facilement réparables ?

Les congélateurs étant particulièrement volumineux, difficile de faire un aller-retour en magasin pour établir un diagnostic. Si l’appareil n’est plus sous garantie, la venue d’un technicien à domicile pour un diagnostic coûtera aux alentours de 80 €, déplacement compris. Il faudra ajouter à ce montant le coût des pièces et la main-d’œuvre en cas de réparation.

Si votre appareil ne fait plus de froid ou en fait trop, vérifiez d’abord que le thermostat fonctionne bien et assurez-vous que la porte de l’appareil est toujours étanche : après quelques années, les joints perdent en effet de leur souplesse. Si la panne persiste, la réparation « maison » est déconseillée : le gaz réfrigérant est hautement inflammable. En cas de panne sur un élément interne de l’appareil, il est primordial de faire appel à un expert frigoriste pour éviter tout risque d’accident.

Certaines réparations bénignes sont toujours à la portée d’un consommateur possédant un minimum de connaissances techniques. Il est possible, par exemple, de changer le joint de porte, le cordon d’alimentation, voire le thermostat. La disponibilité des pièces détachées dépend toutefois de la politique de la marque, et il est parfois difficile de s’en procurer en tant que particulier.

Test Que Choisir : Comparatif Congélateurs

Aissam Haddad

Rédacteur technique