Hausse du prix du gaz

Après la trêve, un nouveau coup de massue injustifié !

Publié le : 22/02/2011 

Après le court gel tarifaire des prix du gaz, l'UFC-Que Choisir s'alarme des prévisions de hausse de 5% des tarifs du gaz au 1er avril. Ce nouveau coup de massue, après les 15% d’augmentation l’an dernier, ne saurait être admis en raison de l’inadéquation entre la formule tarifaire, pourtant récemment révisée, et la réalité économique.

En effet, cette augmentation est inacceptable d'un point de vue économique. Le cours du gaz sur les marchés de gros a chuté ces dernières années (- 30 % entre novembre 2008 et septembre 2010). Or, GDF-Suez s'approvisionne en partie sur ces marchés et a renégocié ses contrats d'approvisionnement pour qu'ils ne soient plus entièrement indexés sur les produits pétroliers. Mais le consommateur continue de payer son gaz au prix fort, selon une formule tarifaire toujours obsolète malgré sa récente révision, puisqu’elle ne tient pas suffisamment compte de cette nouvelle donne.

Basée sur une formule dépassée, cette augmentation serait en outre très lourde de conséquences pour le budget des ménages : l'augmentation de 15% de l’an dernier avait renchéri de 150 euros la facture des 7 millions de ménages chauffés au gaz. Ce serait 50 euros supplémentaires si l'Etat ne s'oppose pas à cette nouvelle hausse.

L’UFC-Que Choisir rappelle que c'est toujours l’Etat qui fixe les barèmes des tarifs réglementés, même s’il essaie de s’abriter derrière la Commission de Régulation de l'Energie pour prendre les décisions d’augmentation tarifaire.

L'UFC-Que Choisir demande donc à l'Etat de prendre ses responsabilités et d’assurer, dans un système concurrentiel défaillant, un juste prix en s'opposant, par arrêté, à l’augmentation injustifiée demandée par GDF-Suez et ce, tant que ne sera pas en vigueur une formule tarifaire parfaitement adaptée aux réalités des conditions d’approvisionnement.