par Rosine Maiolo
par Rosine Maiolo
Photos stockées dans le cloud, comptes Facebook, Instagram ou LinkedIn, messageries, portefeuilles en ligne… une partie croissante de notre vie personnelle et patrimoniale est désormais enfermée dans des espaces sur Internet. Au décès, les proches se heurtent à un casse-tête. Que faire de ces éléments, et comment retrouver un patrimoine numérique que l’on ne soupçonne pas ?
Bien souvent, à l’ouverture de la succession d’un défunt, ses proches ignorent l’existence de certains de ses comptes sur les réseaux sociaux, n’ont pas accès aux mots de passe de ses espaces personnels en ligne ou ne savent pas comment agir. Résultat : des photos de famille deviennent inaccessibles, des profils restent en éveil pendant des années et certains actifs dématérialisés disparaissent faute d’avoir été identifiés.
À mesure que nos vies se digitalisent, prendre le temps d’organiser la transmission de notre patrimoine numérique et prévoir ce que deviendront nos données s’avère crucial.
Cette accumulation massive de traces sur Internet soulève également des questions bien plus larges que la seule succession. Dans une étude publiée en 2019 au titre provocateur, « Are the dead taking over Facebook ? » (« Les morts vont-ils prendre le contrôle de Facebook ? »), des chercheurs d’Oxford estimaient que les comptes de personnes décédées pourraient devenir majoritaires sur le réseau social d’ici à la fin du
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Rosine Maiolo
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