par Laurence Soustras
Euro numérique - La lente reconquête de notre souveraineté
La Banque centrale européenne conçoit l’euro numérique comme une alternative aux solutions américaines Visa et Mastercard. Les eurodéputés ont adopté deux amendements en faveur du projet en février. Un test est envisagé en 2027, pour un déploiement en 2029.
Quitte ou double. Le Parlement européen, très divisé, devait se prononcer au printemps sur l’adoption d’une monnaie euro en version numérique. Un portefeuille avec lequel le consommateur pourrait régler ses achats par carte bancaire ou par smartphone, y compris sans connexion à Internet. Cette nouvelle solution coexisterait avec les espèces. Objectif ? Améliorer la souveraineté de l’Europe dans le domaine des moyens de paiement, et s’émanciper de la domination des deux grands réseaux américains que sont Visa et Mastercard.
Mais contrairement aux espèces, l’euro numérique nécessiterait l’ouverture d’un compte dédié. Il ne serait ni totalement anonyme ni gratuit, et seule la version hors ligne offrirait une véritable garantie de protection de la vie privée – dans la version en ligne, les prestataires de services de paiement (PSP) et ceux d’appui auraient accès aux données.
En outre, le fonctionnement de cette monnaie numérique pourrait s’avérer coûteux pour les commerçants comme pour les banques, contraints à une évolution de leurs infrastructures. Les premiers espèrent toutefois y gagner par rapport aux solutions de paiement existantes. Les secondes, hostiles au
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous et accédez immédiatement à tout le contenu du site QueChoisir.org
Découvrir nos offresDéjà abonné ? Se connecter
Laurence Soustras