par Elsa Casalegno
par Elsa Casalegno
Ce gros poisson carnivore de rivière concentre les substances nocives à des teneurs qui explosent les limites réglementaires. Il révèle ainsi le niveau de contamination de nos cours d’eau.
« Attention, c’est un gros fichier. » L’avertissement d’un bénévole de l’association Défense des milieux aquatiques est à prendre au pied de la lettre : il va transmettre à Que Choisir des tableaux Excel contenant 36 000 résultats d’analyses ! Le document, qui provient de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, consigne les teneurs en divers contaminants – pesticides, métaux lourds, résidus de médicaments… – de 60 silures pêchés dans la Garonne et la Dordogne en 2023, sur lesquels quelque 300 molécules chimiques ont été recherchées.
Entre autres substances, les dioxines, les PCB et le mercure sont présents à des taux inquiétants : près de 8 poissons sur 10 sont trop pollués pour qu’il soit possible de les consommer. Certains sujets, parmi les plus grands (donc les plus âgés), affichent des concentrations de PCB jusqu’à 30 fois supérieures au seuil réglementaire. Les chiffres pourraient être encore pires, car les échantillons ont été dégraissés avant analyse, ce qui aboutit à sous-estimer les quantités de dioxines et de PCB, ces molécules étant préférentiellement absorbées par les matières grasses.
« Quand il y a des dépassements de ce niveau sur un aliment, c’est un signal d’alerte », commentent des spécialistes. Mais ce n’est pas une surprise. En
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Elsa Casalegno
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