par Fabienne Maleysson
Soins dentaires : quels sont les traitements à risque ?
Certains matériaux utilisés par les dentistes et orthodontistes peuvent libérer du bisphénol A, perturbateur endocrinien avéré. Les risques pour les patients sont encore très mal cernés.
Cancers, infertilité, maladies cardiovasculaires, obésité… les pathologies favorisées par le bisphénol A (BPA) sont aussi nombreuses que potentiellement graves. Ce composé chimique, qui est utilisé dans une grande variété de domaines, est l’un des perturbateurs endocriniens dont les effets délétères sont les mieux documentés. D’où son interdiction, en France, dans les biberons dès 2010, puis dans les contenants alimentaires.
À la traîne sur notre législation nationale, la Commission européenne, peu encline à légiférer pour encadrer l’activité industrielle, lui a tout de même emboîté le pas. Entre 2014 et 2023, la dose journalière admissible du BPA a été divisée par 250 000 ! Et, en 2024, son usage dans tous les éléments au contact d’aliments a été proscrit. C’est dire que sa dangerosité en cas d’ingestion ne fait aucun doute !
Pas chez le dentiste
Pourtant, un secteur échappe à la vigilance des autorités : la dentisterie. Des matériaux employés pour soigner ou réaligner les dents, et donc possiblement présents dans la bouche des patients, peuvent contribuer à l’exposition à ce toxique. « Le BPA n’est pas volontairement introduit par les fournisseurs, précise Sylvie Babajko, directrice de recherche en santé orale à l’Institut national de la santé et
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous et accédez immédiatement à tout le contenu du site QueChoisir.org
Découvrir nos offresDéjà abonné ? Se connecter
Fabienne Maleysson