par Anne-Sophie Stamane
Accès aux soinsHôpital public, parking privé
Les parkings d’hôpitaux gérés par des prestataires privés se sont multipliés, obligeant les usagers à payer s’ils veulent s’y garer. Une loi prévoit la gratuité pour les patients. Votée à l’Assemblée nationale, elle reste bloquée au Sénat.
Février 2026. Isabelle, 51 ans, sort tard, mais soulagée des urgences de l’hôpital de Gonesse (95) : sa fille de 15 ans, qui a reçu un mauvais coup au visage à la boxe, n’a pas le nez cassé, comme elle le craignait. Le verdict, rassurant, est tombé après plusieurs examens et… cinq heures de patience.
Garée sur le parking le plus proche du service, la famille s’apprête à regagner son domicile. Elle doit d’abord s’acquitter du prix du ticket : un peu plus de 3 €. Une heure supplémentaire, et le tarif aurait plus que doublé ! L’hôpital a confié la gestion du stationnement à un prestataire privé, Q-Park, qui se rémunère en facturant les patients. Un forfait patient à 1,80 € pour 24 heures est prévu, mais il faut se mettre sur le parking visiteurs…
Colère et incompréhension
Une telle situation est loin d’être isolée. Depuis une quinzaine d’années, la plupart des hôpitaux publics – et la quasi-totalité des centres hospitaliers universitaires (CHU) – ont peu à peu facturé le stationnement dans leur enceinte, parfois en abandonnant l’exploitation du parking à un partenaire extérieur.
Seul un quart d’entre eux, majoritairement des établissements implantés dans
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Anne-Sophie Stamane