par Cyril Brosset
par Cyril Brosset
Le leader européen de la télésurveillance a mis au point un système de vente d’une efficacité redoutable, qui lui assure une rentabilité démentielle… mais coûte cher à ses clients et lessive ses collaborateurs.
On n’est pas loin du braquage à grande échelle ! En quelques années seulement, Verisure a fait main basse sur une grande partie du marché de la télésurveillance. Avec plus de 1 million de clients en France, soit 4 fois plus qu’il y a 10 ans, le groupe est devenu le numéro 1 de la protection du domicile, dans l’Hexagone comme en Europe.
Du côté de ses finances aussi, tout va très bien. Sa croissance insolente, de l’ordre de 13 % par an, lui a permis, en 2024, de générer un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros, soit trois fois plus qu’une décennie auparavant.
Ce succès, Verisure le doit à son modèle, parfaitement huilé, et notamment à l’un de ses piliers : l’abonnement. Car si chaque nouveau client acquiert le matériel (les caméras, les détecteurs de mouvement, les capteurs d’ouverture de porte, etc.), il s’engage surtout à payer chaque mois plusieurs dizaines d’euros afin de bénéficier de la surveillance de son logement et de l’intervention d’un agent, à distance ou sur place, en cas de détection d’une intrusion.
Or, ces forfaits rapportent gros à Verisure. Selon son dernier rapport annuel, le panier moyen pour ces prestations s’élèverait à 45,60 € par mois, sur lesquels Verisure gagnerait pas moins de
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Cyril Brosset
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