Comment choisir un climatiseur mobile monobloc

Climatiseur mobile

Comment choisir un climatiseur mobile monobloc

L’offre de climatiseurs mobiles monoblocs est vaste. En cas de grosse chaleur, ne vous précipitez pas dans les magasins sans avoir bien défini vos besoins, la taille de la pièce à équiper et les options voulues. En rayon, il vous faudra vérifier des éléments tels que l’efficacité énergétique de l’appareil, sa puissance et son volume sonore.

 

→ Test Que Choisir : Climatiseurs mobiles

Pourquoi opter pour un climatiseur mobile monobloc ?

Les propriétaires qui souhaitent disposer d’une climatisation au-delà des mois d'été ont intérêt à opter pour un climatiseur fixe, de type « split », disponible à partir de 500 €. Pour climatiser de manière occasionnelle, les climatiseurs mobiles monoblocs sont suffisants. Leur principal avantage est leur simplicité : ils s'installent en quelques minutes, sont transportables et se vendent à partir de 300 €. Ils évacuent l’air chaud grâce à une gaine flexible passée par une fenêtre ou un trou dans le mur, ce qui les rend plus efficaces que de simples ventilateurs.

Climatiseur mobile monobloc
Climatiseur mobile monobloc
Climatiseur fixe de type « split »
Climatiseur fixe de type « split »

Déterminer la puissance nécessaire

Au moment de choisir, pensez à vérifier la puissance frigorifique du climatiseur : un modèle sous-dimensionné fonctionnera en surrégime et consommera plus, pour une efficacité moyenne. Pour calculer la puissance nécessaire, il est conseillé de compter 100 W par mètre carré ou 45 W par mètre cube. Pour une pièce de 20 m² avec 2,5 m sous plafond, la puissance recommandée sera donc au minimum de 2 250 W (20 x 2,5 x 45). Autre possibilité, se référer au British Thermal Unit (BTU), qui évalue ainsi les besoins de puissance : 8 000 BTU pour 20 m², 11 000 BTU pour 30 m², 15 000 BTU pour 40 m² et 17 000 BTU pour 45 m². Si la puissance est affichée dans l’une ou l’autre de ces unités, sachez que 1 W correspond à 3,414 BTU.

La puissance nécessaire ne dépend pas seulement de la surface de la pièce à rafraîchir. L’ensoleillement, l’isolation globale de l’habitat ou le nombre de fenêtres doivent aussi être pris en compte.

Comparer l’efficacité énergétique (EER)

Pour choisir un climatiseur en fonction de son efficacité globale, la puissance seule ne suffit pas. Il convient de se pencher sur son coefficient d'efficacité énergétique. Abrégé en EER (Energy Efficiency Ratio), ce chiffre est un standard de mesure permettant de comparer les appareils entre eux. Il se calcule en divisant la puissance de refroidissement du climatiseur (énergie frigorifique fournie ou chaleur absorbée) par l'énergie électrique consommée. Concrètement, plus l'EER est élevé, moins l'appareil sera énergivore. Cette information est traduite en classe (A, A+, A++, etc.) sur l'étiquette énergie. Cette information n’est pas complètement fiable, mais la puissance frigorifique déclarée (en kW) et l’électricité consommée restent des indicateurs importants pour juger des performances du climatiseur, bien que les écarts de consommation entre les différents modèles soient faibles.

Les différentes options disponibles

Si tous les climatiseurs déshumidifient l'air, certains sont équipés d'une touche spécifique qui leur permet d'utiliser cette fonction indépendamment du refroidissement, voire de contrôler le degré d'humidité. Idem pour le filtrage : si tous les appareils purifient l'air, certains se disent capables de retenir les particules les plus fines et, parfois, de supprimer les odeurs. Le filtre au charbon actif est efficace contre les mauvaises odeurs, tandis que le filtre électrostatique est recommandé contre les poussières, le pollen et les bactéries. Pour être efficaces, les filtres doivent être nettoyés régulièrement.

Certains climatiseurs disposent d’une minuterie, qui permet de faire fonctionner le climatiseur pendant une période choisie, par exemple le temps de s’endormir. D’autres disposent d’un programmateur, afin que votre pièce soit fraîche à votre retour du travail, par exemple.

La télécommande est aussi un plus pour gérer l’appareil sans avoir à se lever.

Choisir un climatiseur silencieux

Les climatiseurs mobiles monoblocs sont toujours plus bruyants que les split, dont le moteur est situé à l’extérieur du logement. C’est d’ailleurs l’un des principaux défauts des monoblocs : imaginez un réfrigérateur dont le moteur tournerait en permanence, avec un ventilateur en plus… Les climatiseurs monoblocs annoncent en général un bruit compris entre 60 et 70 dB (tandis que les splits peuvent descendre à 40, voire 30 dB). Certains disposent néanmoins d’une fonction « nuit » (aussi appelée « sleep » ou « silence ») pour un fonctionnement plus discret. Elle consiste à réduire graduellement la puissance du climatiseur : cela fait certes grimper la température, mais permet de s’endormir dans le calme.

Nos conseils d’installation

L'installation d'un monobloc mobile peut se faire sans l'aide d'un professionnel. Placez-le dans un espace dégagé et sec, fixez la gaine d'évacuation de l'air chaud à l'appareil et placez-la vers l'extérieur à travers une fenêtre entrouverte (des solutions de calfeutrage sont vendues séparément) ou un trou réalisé dans le mur. Évitez de trop plier la gaine. Attention, les climatiseurs contiennent un fluide frigorigène : en cas de problème, ne démontez pas vous-même le système réfrigérant.

Schéma d'installation d'un climatiseur mobile

Rallonger le tuyau d’évacuation est-il possible ?

Les climatiseurs mobiles monoblocs sont conçus pour que la gaine d’évacuation soit placée au niveau d’un trou dans le mur ou d’une fenêtre. En fonction de la configuration de la pièce, il peut être tentant de le rallonger, d’autant que des rallonges sont vendues sur Internet. Ce n’est pas conseillé : en effet, la puissance d’évacuation du climatiseur est réglée en fonction de la longueur de la gaine. En la rallongeant, l’air chaud et la condensation risquent de ne pas être évacués correctement, faute de puissance, et d’être refoulés dans la pièce. Le climatiseur risque aussi de travailler en surrégime, entraînant un vieillissement prématuré.

Pour éviter que l’air soit refoulé dans la pièce, la gaine doit être placée au maximum à l’horizontal, et non à la verticale. Pour ces raisons, il est déconseillé de brancher le tuyau d’évacuation sur un conduit de cheminée ou sur une bouche d’aspiration d’air de VMC. Dans ce dernier cas, il y a aussi un risque de refoulement de l’air chaud dans les autres pièces du logement. De plus, les climatiseurs mobiles rejettent aussi de l’humidité : elle pourrait endommager la VMC. 

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