Molécules toxiques dans les cosmétiques

Le top 7 des produits douteux

Publié le : 22/02/2016 

En parcourant les rayons hygiène et cosmétique, on trouve fréquemment des emballages affichant des ingrédients indésirables. Y compris pour des produits a priori au-dessus de tout soupçon.

 
SOMMAIRE

La chasse aux substances indésirables dans les cosmétiques est ouverte. Avec la publication de nos fiches sur les ingrédients les plus problématiques, de notre carte pour vous aider à les repérer quand vous faites vos courses et de notre base de données sur les produits en contenant, nous entamons un travail de longue haleine consacré à la sécurité des cosmétiques. Parmi les près de 200 déjà présents dans notre base de données, un petit florilège des plus choquants permet de tirer trois enseignements.

 

Ne pas se fier aux mentions rassurantes

 

Corine de Farme, lait Mots d'enfants Leclerc, gel Physelia

Champion toutes catégories : Corine de Farme et sa crème pour le change destinée aux « peaux sensibles ». « Testée dermatologiquement, hypoallergénique et sans parabens », elle contient de la methylisothiazolinone, l’ingrédient qui rend fous les dermatologues, élu « allergène de l’année » en 2013 par une association de médecins spécialistes américains. Appliquée en couche épaisse sur des fesses irritées et enfermée dans la couche, elle aura toutes les chances de faire des dégâts. Le même ingrédient est présent dans le lait de toilette sans rinçage Mots d’enfants de Leclerc, pourtant supposé être un produit « hypoallergénique », à la « tolérance testée sous contrôle dermatologique et pédiatrique » et convenant aux « peaux délicates ». Mais également dans le gel pour la toilette intime Physelia prétendument « protecteur », « testé sous contrôle gynécologique » et on en passe.

 

Se méfier des produits ambigus

 

Fess'nett et Poupina

Les lingettes de papier toilette humidifié sont en général destinées aux enfants qui commencent à être propres. Ce n’est pourtant pas le cas de Fess’nett : malgré le nom et le principe même du produit qui sonnent plus école maternelle que lycée, il est supposé être utilisé à partir de… 15 ans. Est-ce un moyen pour le fabricant de se dédouaner ? Le phenoxyethanol, conservateur présent dans ces lingettes, est a priori inoffensif passée la tendre enfance. Mais chez les petits, il est toxique pour le foie et le sang. Attention aussi aux lingettes Poupina qui contiennent du propylparaben. Ce perturbateur endocrinien est à bannir chez les tout-petits, à tel point qu’il est désormais interdit dans les produits sans rinçage destinés à la zone du siège… comme les lingettes. Ici, le positionnement « visage et mains » permet d’échapper à cette réglementation.

 

Oublier les images de marques

 

Rogé Cavaillès, Caudalie

Marque plutôt bien vue des professionnels de santé, Rogé Cavaillès ne trouve rien de mieux à faire que d’introduire du triclosan, perturbateur endocrinien multi-effet (il agirait sur les hormones œstrogènes mais aussi sur la fonction thyroïdienne) dans des produits destinés à la zone intime (soin toilette intime et lingettes spécial sécheresse). Quant à Caudalie, qui surfe sur une image de marque « naturelle », son fluide antirides a beau laisser entendre qu’il ne contient aucun ingrédient douteux, on y retrouve de l’ethylhexyl methoxycinnamate, perturbateur œstrogénique et thyroïdien également.