par Elsa Abdoun, Juliette Vacant
par Elsa Abdoun, Juliette Vacant
Nos relevés dans plus de 4 900 magasins physiques ou en ligne sont sans appel : pour des produits bios comparables, des différences de prix énormes existent entre enseignes. Sont-elles justifiées ?
Depuis 2018, les autorités sanitaires françaises préconisent de privilégier les aliments issus de l’agriculture biologique (AB). Il faut dire que ce label proscrit les pesticides de synthèse, mais également la culture hors sol, les engrais synthétiques et l’usage de nombreux additifs et auxiliaires technologiques, tout en garantissant le respect d’un minimum de règles de bien-être animal.
Toutefois, si ces contraintes rendent les denrées certifiées AB beaucoup plus recommandables pour la santé, les animaux et la planète, elles en alourdissent forcément les coûts de production.
Résultat, sans intervention politique importante pour faire baisser les prix (subventions, réductions de TVA…), cette facture se répercute directement sur le panier du consommateur. D’autant qu’à ce surcoût s’ajoutent, comme le démontrait récemment une étude de Que Choisir Ensemble les marges gonflées de la grande distribution sur ce type de produits.
Dans ce contexte, c’est sans surprise que les trois quarts des Français citent le prix comme premier frein à l’achat d’aliments bios, et que moins de 6 % des denrées consommées dans notre pays proviennent de ce mode de production.
Un grand nombre de consommateurs cherchent donc à
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Elsa Abdoun
Juliette Vacant
Observatoire de la consommation
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