Face à tous les matelas bien alignés dans les rayons, on se sent vite un peu perdu. Mieux vaut se poser les bonnes questions avant l’achat plutôt que de s’en remettre aux arguments du vendeur ou aux noms ronflants des technologies.

 
SOMMAIRE

Test Que Choisir : Comparatif Matelas

Mousse, latex ou ressorts ?

Matières - Matelas

C’est la différence fondamentale de technologie entre les matelas, les innovations aux noms prometteurs relevant surtout de la surenchère marketing.

Si le choix est éminemment subjectif et si le marché reste dominé par les modèles en mousse, les tests de matelas effectués par « Que Choisir » penchent plutôt en faveur des matelas à ressorts. On en retrouve toujours un ou quelques-uns en tête des classements. Ils gagnent en confort en rajoutant des épaisseurs de mousse et dans l’ensemble, ils amortissent désormais aussi bien les mouvements que les matelas en mousse. Mais il ne faut pas en conclure qu’ils conviennent à tout le monde : un matelas doit s’essayer et on peut se sentir nettement mieux sur un matelas en mousse ou en latex.

De plus, le matelas à ressorts s’associe de préférence à un sommier à ressorts. C’est une dépense supplémentaire qu’on évite en achetant un matelas en mousse lorsqu’on est équipé d’un sommier à lattes.

À mémoire de forme ou pas ?

Les matelas à mémoire de forme font partie du haut de gamme de la literie, avec des prix souvent élevés. Ils suscitent des avis très tranchés. On vante leur incomparable côté enveloppant qui assure une bonne qualité de sommeil ou on se plaint au contraire d’être engoncé sans pouvoir bouger.

Loin de ces débats passionnels, les résultats des tests en laboratoire de « Que Choisir » ne plaident guère en faveur des coûteux matelas à mémoire de forme.

Quel prix pour un bon matelas ?

Les tests de « Que Choisir » le prouvent, des matelas à moins de 500 € peuvent être meilleurs en matière de confort, de maintien et de tenue au vieillissement que des modèles vendus plus de 2 000 €. Si le coutil en soie peut expliquer un tarif élevé, il ne garantit en rien le confort ou l’absence d’affaissement au fil des années. Se fier au prix pour faire son choix serait une erreur.

Souple, ferme ou équilibré ?

Quel que soit le niveau de fermeté souhaité, il ne faut pas se fier à la mention affichée sur l’étiquette. Comme il n’existe pas d’échelle de fermeté standardisée, chaque fabricant la définit à sa façon. Un matelas « ferme » pour l’un peut être qualifié de « souple » par un autre. La seule bonne façon d’évaluer le niveau de fermeté d’un matelas, c’est de l’essayer.

Face hiver et face été, utile ?

Matelas - Face hiver

En général, la face hiver comporte un coutil un peu plus épais, voire légèrement plus de garnissage. Mais c’est sans incidence sur le confort, on ne sent pas la différence.

Ceci dit, la face été/hiver présente un intérêt incontestable. Elle incite à retourner le matelas au moins deux fois par an, ce qui évite que le garnissage se tasse au fil du temps. Profiter de l’occasion pour inverser tête et pieds permet aussi de mieux répartir les pressions.

Matelas antiacariens ou antibactérien ?

Peu importe qu’ils assurent protéger des acariens ou des microbes, la plupart des matelas qui s’affichent « anti » font l’objet d’un traitement chimique par des substances biocides, classées pour leur nocivité.

« Que Choisir » recommande plutôt d’opter pour un sommier à lattes, de passer régulièrement l’aspirateur sur le matelas, d’éviter de surchauffer la chambre et d’aérer le lit tous les matins, fenêtre grande ouverte.

Quelle durée de garantie ?

Cinq ans, 7 ans, 10 ans et même jusqu’à 25 ans, ces durées de garantie affriolantes ne servent en réalité à rien ou pas grand-chose puisqu’elles excluent « l’usure normale ». Inutile de faire de la durée de vie un critère d’achat.

Essayer en magasin, une étape incontournable

Un matelas qui convient à une personne peut être jugé inconfortable par une autre. Autrement dit, quand on dort à deux, on essaie les matelas à deux avant d’acheter, et en prenant son temps.

Allongé sur le matelas, on essaie de passer la main entre ses reins et le matelas. Si on y parvient, c’est mauvais signe : il est trop ferme.

Puis on change de position. Si c’est laborieux, il est trop souple ou sa couche à mémoire de forme est trop intense.

Enfin, on enfonce le coude dans le matelas. Si le creux reste marqué, on élimine le modèle, il est trop mou.

Le choix est ensuite affaire de ressenti, de sensation de bien-être, voire de prix.

Test Que Choisir : Comparatif Matelas