Résultats historiques de Gaz de France

Une baisse des tarifs s'impose !

Publié le : 14/03/2007 

L'UFC-Que Choisir rappelle que les résultats historiques de Gaz de France sont concomitants avec une augmentation significative de la facture gazière des particuliers. La bonne santé du groupe appelle donc un rééquilibrage des tarifs en faveur des consommateurs.

Le chiffre d'affaires de GDF, en progression de 21 %, atteint 27,6 Milliards d'euros tandis que son résultat net, qui s'élève à 2,3 milliards d'euros, affiche une hausse de 29 %. Ces résultats pour l'activité 2006 font suite aux résultats tout aussi exceptionnels de 2005 qui avait vu le chiffre d'affaires et le résultat net du groupe progresser respectivement de +28 % et +29 %.

Les segments achat-vente et exploration-production enregistrent une hausse respective de +78 % et +75 % de leur résultat brut opérationnel et constituent ainsi les principaux leviers de croissance de l'activité. Les volumes échangés augmentant peu, l'activité pour les différentes branches considérées est essentiellement tirée par les prix.

Au vu de ces résultats financiers exceptionnels, l'UFC-Que Choisir constate que le maintien de tarifs encadrés par l'Etat (ou « tarifs régulés ») ne compromet pas l'équilibre financier de l'activité, contrairement aux arguments avancés par GDF.

Alors que la direction de Gaz de France envisage d'augmenter la rémunération des actionnaires de +62 %, l'UFC-Que Choisir s'étonne qui rien ne soit prévu pour alléger la facture des consommateurs.

Les consommateurs français ont pourtant supporté une hausse continue des tarifs régulés depuis 2004. Entre novembre 2004 et mai 2006, l'augmentation cumulée des prix du gaz pour les particuliers a atteint 35 % alors que sur la même période le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de près de 58 % et le résultat net de près de 70 % !

L'UFC-Que Choisir estime légitime que ces résultats exceptionnels se répercutent sur la facture des consommateurs et demande donc une baisse des tarifs réglementés du prix du gaz, rétroactive à compter du 1er janvier 2007.