Volkswagen Passat

Premières impressions

Publié le : 17/10/2014 

La huitième génération de la Passat change du tout au tout. La familiale de Volkswagen dispose de nouveaux équipements technologiques pour une conduite encore plus sûre, mais sans véritables sensations.

 

Passat

Pour cette huitième génération, la Volkswagen Passat a été revue de fond en comble. Elle utilise d’ailleurs la toute nouvelle plate-forme modulaire MQB du groupe Volkswagen (que l’on retrouve par exemple sur la Golf VII ou l’Audi A3), ce qui a participé à la réduction globale du poids de la voiture de 85 kg en moyenne selon les motorisations. La ligne évolue également pour s’affiner, sans grand bouleversement toutefois.

Qualité de vie à bord

planche de bord
La planche de bord est plus fine et dépouillée de boutons.

Dans l’habitacle, les changements sont visibles. L’ambiance est désormais plus feutrée, plus fluide, avec une planche de bord affinée, ce qui contribue à une bonne impression d’espace. Un ressenti toutefois vite compromis lorsque les passagers avant s’installent. On se sent en effet un peu confiné entre la console centrale et la garniture de porte. Heureusement, les nombreux réglages des sièges permettent de trouver une position satisfaisante afin de voyager dans un confort appréciable. L’ergonomie générale est plutôt bonne sauf au niveau du volant qui se voit affublé, sur les versions les mieux équipées, de nouvelles commandes qui réclament un certain temps d’adaptation.

Volkswagen propose également un combiné d’instruments innovant entièrement numérique (de 12,3 pouces) qui offre un excellent contraste et une bonne lisibilité dans toutes les conditions d’éclairage. Il dispose surtout d’un affichage original des informations (comme la navigation ou les informations de l’ordinateur de bord, par exemple). Notre sentiment est toutefois mitigé car leur nombre important rend parfois la lecture difficile. Il est cependant dommage que cette nouvelle technologie soit réservée à la finition haut de gamme Carat Edition et donc aux diesels de plus de 150 ch !

instruments digital
La Passat inaugure un combiné d'instruments entièrement digital.

Bien fini, l’habitacle est cossu et tous les éléments sont bien assemblés. Les aérateurs sont désormais totalement intégrés dans une planche de bord rappelant le dessin de la calandre. Ils participent ainsi à la sensation de qualité, tout comme l’horloge installée au centre. On regrettera cependant le manque d’espaces de rangement et une console centrale placée trop en arrière, sur laquelle le conducteur ne peut prendre appui.

Les passagers arrière, tout aussi bien lotis, disposent de suffisamment de place pour leurs jambes. La garde au toit importante permettra même aux plus grands de s’installer sans souci majeur.

Au volant

Si le comportement routier et le confort sont d’un très bon niveau, nous regrettons tout de même le manque de sensations que procure cette nouvelle Passat. Certes, il ne s’agit pas d’une sportive, mais lorsque nous avons pris en main le plus gros moteur disponible – un diesel bi-turbo de 240 ch associé à une transmission intégrale – nous n’avons guère été bluffés par ses performances. Bien sûr, il offre d’excellentes accélérations et permet de passer de 0 à 100 km/h en 6,3 s, mais le comportement de l’auto est si aseptisé qu’on ne s’en rend pas vraiment compte. Cette version, proposée à 49 330 €, est en outre réservée aux très gros rouleurs fortunés.

Le second diesel que nous avons pu conduire est le 2.0 TDI de 150 ch, un bloc plus polyvalent qui conviendra mieux à un usage courant. Dommage, la consommation de 7,7 l/100 km affichée par l’ordinateur de bord lors d’un trajet sur routes sinueuses est loin des 4 l/100 km annoncés. Il nous aura fallu faire des efforts pour adopter une conduite permettant d’approcher cette valeur. L’agrément de cette mécanique convient bien à la voiture, mais ne permet pas de folies dans certaines circonstances (dépassement en côte, traction d’une caravane…). Un constat qui risque d’être encore pire avec le « petit » diesel de 120 ch (1.6 TDI), que nous n’avons pas pu prendre en main, surtout si vous optez pour un break et roulez souvent en charge.

À l’opposé, pour ceux qui roulent peu, la Passat peut recevoir deux moteurs à essence 1.4 TSI, en version 125 et 150 ch. Cette dernière est par ailleurs équipée de la technologie de coupure des cylindres qui permet de limiter la consommation de carburant dans des conditions favorables. Déjà essayée sur la Polo BlueGT, cette solution progresse en efficacité et il devient plus facile de rouler en mode « deux cylindres ».

moteur
Le moteur essence 1.4 TSI ACT dispose de la coupure des cylindres.

Le moteur est agréable et répond bien aux demandes du conducteur, que ce soit sur la berline ou le break. Seules les relances effectuées en sous-régime sont un peu plus laborieuses. Dans tous les cas, nous conseillons d’opter pour la boîte de vitesses DSG à double embrayage. Qu’elle soit dotée de 6 ou 7 rapports, elle apporte un vrai plus en matière de confort d’utilisation. Et cela d’autant plus que, pour les afficionados du passage des vitesses, il existe la possibilité de commander la boîte de vitesses via les palettes situées derrière le volant.

Les trains roulants efficaces filtrent très bien toutes les imperfections de la route, offrant un comportement très feutré. Nous avons toutefois été surpris par l’apparition de bruits de roulement importants sur les chaussées dégradées.

À l’aise sur route, la Passat l’est aussi en ville grâce à un nombre de tours de volant de butée à butée réduit à seulement 2,1. Les manœuvres sont également facilitées par la caméra de recul et, pour la première fois, grâce à un système optionnel d’assistance à la manœuvre (Trailer Assist) pour les véhicules tractant une remorque. Enfin, le système Aera View, avec ses quatre caméras, offre une visibilité à 360°, sur les environs et sur la circulation, via une image retransmise sur l’écran central. Sur la Passat, il assure même la détection des obstacles et offre une nouvelle vue en perspective « Birdview 3D ». Si ce dispositif est très efficace, il demande néanmoins un peu d’adaptation pour être totalement exploité.

Trailer Assist
Le Trailer Assist aide à manœuvrer avec une remorque.

Sécurité

Le propriétaire d’une Passat en aura pour son argent en termes de sécurité. Même si de nombreux dispositifs sont proposés en option, elle reçoit en série, selon les finitions et en plus des équipements désormais obligatoires, le détecteur d’endormissement, le système de freinage anti-multicollision (le dispositif immobilise automatiquement le véhicule après un choc pour éviter un second impact), l’antipatinage, un système de stabilisation de la remorque, le système Front Assist qui prévient de l’imminence d’un choc et freine l’auto en cas de nécessité, le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide au stationnement…. Autant de dispositifs qui devraient lui permettre d’accéder à coup sûr aux 4 étoiles lors de son passage à l’épreuve des crash-tests Euro NCAP.

berline ou break
La nouvelle Passat est proposée en berline ou en break.

La Volkswagen Passat en résumé

Bien finie et bien équipée, la nouvelle Passat a de quoi séduire sur le papier. Mais, dans la réalité, son manque de caractère est un peu regrettable. Un grief que nous allons également bientôt jauger sur sa concurrente directe, qui vient de faire peut neuve : la Peugeot 508. Difficile donc de se faire plaisir à son volant, même avec la version la plus puissante de 240 ch. Laquelle ne présente pas beaucoup d’intérêt au final, d’autant que c’est aussi la plus chère. Le diesel 2.0 TDI de 150 ch répondra aux attentes de ceux qui roulent le plus et aux autres, nous conseillerons le 1.4 TSI ACT de 150 ch.

 

Les +

Finition

Confort

Tenue de route

Équipement de série

 

Les -

Manque de caractère

Intérieur clair salissant

Espace de rangement

Ergonomie perfectible

Bruit de roulement