par Camille Gruhier
par Camille Gruhier
Yaourts, skyrs, fromages blancs, petits-suisses, faisselles… ça se bouscule au rayon de l’ultrafrais laitier ! Mais tous ces produits n’offrent pas les mêmes apports nutritionnels.
Les produits laitiers frais répondent à différentes définitions.
Toutes les autres spécialités peuvent être confectionnées avec celui de vache, de chèvre ou de brebis.
Quelle mouche a donc piqué les industriels de l’agroalimentaire ? Pâtes, céréales, boissons végétales… les denrées revendiquant des apports en protéines élevés sur leurs emballages ont envahi les rayons des supermarchés. Les yaourts et autres laitages n’échappent pas à cette tendance. Or, les taux de calcium, d’iode et de matière grasse sont bien plus utiles à prendre en compte.
Une portion de 100 grammes de yaourt ou de fromage blanc au lait de brebis fournit entre 20 et 30 % des apports recommandés en calcium pour un adulte, contre seulement 10 à 20 % s’agissant de la plupart des références à base de lait de vache ou de chèvre. Et peut couvrir jusqu’à 75 % des besoins en iode, contre près de quatre fois moins, en moyenne, pour les autres. Et ce simplement du fait du patrimoine génétique des moutons, dont les femelles produisent naturellement un lait très riche en nutriments.
Skyr d’un côté, petit-suisse de l’autre : entre ces deux produits, les taux de matières grasses font le grand écart : respectivement, 0 et 10 %. Consommer quotidiennement l’un ou l’autre n’aura très probablement pas les mêmes effets sur la ligne. Par ailleurs, le lait d’ovin est plus gras que celui de caprin, lui-même plus gras que le lait de vache. Mieux vaut donc privilégier les versions au moins partiellement écrémées pour les laitages de brebis ou de chèvre.
D’abord, le label AB garantit le suivi d’un minimum de règles pour le bien-être animal (accès à l’extérieur, densité moindre dans les bâtiments…). C’est également l’assurance du respect de l’environnement et de la santé publique : usage d’antibiotiques plus strictement limité, l’alimentation du bétail 100 % bio (donc sans soja OGM arrosé de pesticides), et pas d’épandage d’engrais de synthèse sur les prairies.
En bio, il est en outre interdit d’utiliser certains produits chimiques pour nettoyer les pis des vaches et les machines de traite, ou encore d’injecter des hormones afin de synchroniser leurs chaleurs.
Attention aux spécialités laitières aromatisées, car elles contiennent souvent beaucoup de sucres, d’arômes et d’additifs. Quant à ceux vendus nature, choisissez bien ce que vous mettez dedans : qu’il s’agisse de miel, de sucre roux ou même de sirop d’agave, cela reste toujours du sucre. Privilégiez les fruits frais, secs ou cuits, ceux à coque (noix, noisette…) et les graines (tournesol, pignon, courge…), ou encore les épices (cannelle, vanille…).
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Camille Gruhier
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