De plus en plus de mentions sont apposées sur les produits de protection solaire. Que signifient-elles et lesquelles doivent guider nos achats ?
Qu’ils soient sous forme de crème, d’huile ou de lait, les écrans solaires sont destinés à nous protéger des UV. Mais sur les emballages, les logos se multiplient d’année en année. SPF, résistance à l’eau, protection des océans : les fabricants rivalisent d’inventivité pour se distinguer de leurs concurrents. Attention toutefois, tous n’ont pas le même gage de sérieux.
Facteur de protection solaire (SPF)
Il s’agit de l’indice de protection. Plus il est élevé, plus la crème agit contre les UVB, ces ultraviolets responsables des coups de soleil. Par exemple, un SPF 25 laisse passer 1/25 (= 5 %) des UVB et en stoppe donc 95 %. Le SPF 50 en transmet 2 %, en bloquant 98 %. L’indice SPF 50 + est le plus haut, mais ne constitue pas une protection totale. La mention « écran total » est d’ailleurs interdite depuis 2006.
Les autres ultraviolets
Les UVA sont plus longs que les UVB : ils pénètrent la peau plus en profondeur et contribuent à son vieillissement prématuré. Comme les UVB, ils sont impliqués dans le développement de cancers cutanés. La réglementation européenne recommande que les crèmes solaires protègent contre les UVB et les UVA avec un rapport de 1 à 3 : un SPF de 30 doit donc garantir une protection contre les UVA d’indice 10. La présence du logo sur le tube indique que le produit répond à cette norme.
Après la baignade
« Résistant à l’eau » signifie qu’il reste plus de 50 % de protection après deux immersions de 20 minutes et « Très résistant à l’eau », après quatre immersions de 20 minutes. Mais ces mesures sont effectuées en laboratoire et non en vie réelle, où la quantité appliquée est souvent insuffisante, sachant qu’on enlève encore plus de produit quand on s’essuie après être sorti de l’eau. Il ne faut donc pas prendre cette mention au pied de lettre. Mieux vaut mettre de la crème après chaque baignade.
Mentions environnementales
« Ocean Protect », « Ocean Respect », « Coral Safe »… Les fabricants de soins solaires multiplient ce type d’allégations, pour vanter un impact limité sur l’écosystème marin. Attention, ces « labels » ne sont pas harmonisés ni contrôlés par les autorités européennes ! En l’absence de réglementation, ils correspondent juste à un argument marketing.
Nouvelle mode
Selon les fabricants, la lumière bleue émise par le soleil serait « un accélérateur du vieillissement cutané ». D’où l’apparition récente de cette mention. Certes, des recherches sur le sujet sont menées. Toutefois, les preuves scientifiques restent minces. Pour le moment, ce n’est pas un critère de choix.
Ne pas lésiner sur la dose
Les protections annoncées sont calculées à raison de 2 mg par cm2 de peau. Mais, dans la vraie vie, la quantité appliquée est souvent de deux à quatre fois moindre. Pour s’assurer une bonne protection, voici de bons repères.
Une à deux cuillères à café : pour le visage, le cou, le décolleté et la nuque.
Au moins six cuillères à café : pour le reste du corps