par Priscilla Reig
Finance - Des garde-fous instaurés face à l'IA
Devant l’usage généralisé de l’intelligence artificielle par les acteurs financiers, le règlement européen dédié leur impose des obligations pour limiter les dérives et préserver les libertés.
En pratique, l’intelligence artificielle (IA) allège déjà le quotidien de la majorité des acteurs des marchés financiers français. D’après une étude sur son usage publiée en février 2026 par l’Autorité des marchés financiers (AMF), 90 % des entités financières l’utilisent ou escomptent le faire à court terme. L’institution, qui veille entre autres à la protection de l’épargne et à l’information des investisseurs, précise que les sociétés et les cabinets juridiques s’appuient majoritairement sur des « solutions prêtes à l’emploi fournies par des prestataires tiers spécialisés, avec une forte dépendance à un nombre restreint d’acteurs non européens ».
Un gain de temps réinvesti ailleurs
À la tête du cabinet Kairos Gestion Privée, William Pichon fait partie de ceux qui n’ont pas encore fait le grand saut. « J’attends des retours de confrères, explique le dirigeant. J’envisage de m’équiper pour les missions les plus chronophages, comme la production de rapports d’adéquation. » Ces documents évaluent l’exposition au risque du portefeuille du client à la date de leur remise, ainsi que la pertinence du placement par rapport à ses objectifs et à sa situation financière. Conscient que le métier évolue, William Pichon reste néanmoins
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Priscilla Reig